<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.culture-amerindiens.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[AMERINDIEN / AMERINDIENS / INDIENS D'AMERIQUE (Legendes et Contes)]]></title>
    <link>http://www.culture-amerindiens.com/categorie-12057.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Legendes et Contes&quot; du blog &quot;AMERINDIEN / AMERINDIENS / INDIENS D'AMERIQUE&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/00/71/68/avatar-blog-3523282-tmpphpH86okQ.jpg</url>
        <title><![CDATA[AMERINDIEN / AMERINDIENS / INDIENS D'AMERIQUE (Legendes et Contes)]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/categorie-12057.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Sun, 01 Jan 2012 21:15:04 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 01 Jan 2012 21:15:04 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.culture-amerindiens.com</copyright>            <category>Legendes et Contes</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[COMMENT LES INDIENS DE LA REGION DES GRANDS LACS EXPLIQUENT L'HIVER ET LE PRINTEMPS]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-region-des-grands-lacs-expliquent-l-hiver-et-le-printemp-printemps-68537080.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><img height="249" width="357" src="http://img.over-blog.com/300x218/0/00/71/68/floraamerindien-13f152b.gif" alt=
    "floraamerindien-13f152b.gif" class="CtreTexte"></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Lorsque le vent du nord se mit à souffler vers le sud, il chassa devant lui <span style="color: #800000;">«le vieil homme
    Hiver»</span> qui s'arrêtant sur les bords du grand lac, décida de s'y installer. Cette façon de designer l'hiver pourrait sembler étrange, puisqu'il était alors robuste et fort, mais à de ses
    longs cheveux tout blancs, les indiens le prenaient pour un vieillard.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Il construisit patiemment sa demeure dans la grande forêt. Là, le vent continuait à faire rage, sifflant et hurlant, brisant
    les branches, détachant les feuilles, qui s'envolaient dans l'espace et qu'il obligeait à danser et à tourbillonner devant lui, arrachant les nids cachés dans les brandes et les oiseaux blottis
    dans les buissons, et causant de grands dégâts. Le vent du nord est en effet cruel et prend plaisir à semer la destruction.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>C'était un logis bien bizarre que l'hiver construisit pour se protéger du Vent&nbsp;: une sorte de hogan aux murs de glace. Pas
    de foyer. Alors que les indiens de la région couvraient le sol de leur demeure de tapis de laine ou de peaux de bêtes, lui étendit par terre un épais tapis de neige. C’était aussi de la neige
    qu'il se mit a faire tomber, car il savait que cette neige pourrait protéger les graines confiées au sol et aussi bon nombre de petites herbes et d'insectes que le froid
    engourdissait.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Il vécut ainsi très occupe pendant plusieurs lunes. Depuis son arrivée dans la région,tout avait graduellement changé d'aspect
    autour de lui. A part les sapins et les grands pins noirs, les arbres étaient dénudés, l'herbe avait disparu, l'eau des ruisseaux et des sources était gelée. On n'entendait plus d'oiseaux. On
    n'apercevait plus d’écureuils.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Les ours s’étaient réfugiés dans leur caverne&nbsp;; les lapins dans leur terrier et la nuit les loup affamés hurlaient à la
    lune. Tout était devenu blanc ou gris. Certains animaux, de ceux qui osaient encore sortir, avaient changé de couleur.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Pour se protéger contre le froid, ils avaient revêtu leur fourrure la plus épaisse, dont la nuance se rapprochait de celle du
    paysage. Ainsi les chasseurs les verraient ils moins facilement, maintenant qu'avaient disparu les hautes herbes où ils se cachaient d'habitude.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Quand l'hiver eut construit sa maison, jeté partout ses blancs tapis, glacé les cours d'eau, il n'eut plus rien à faire. Alors,
    peu à peu, il commença à s'ennuyer. Un soir qu'il se tenait devant son hogan, tourné vers le Sud, il vit venir vers lui une jeune fille d'une ravissante beauté. Chose étrange, au lieu de se
    tasser et de craquer, la neige se mettait fondre sous les pas de cette jeune fille.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Tout en elle respirait la joie, la douceur et la bonté. Son regard brillait de l'éclat des étoiles qui s'allument dans le ciel,
    ses longs cheveux étaient aussi noirs ques les plus des corbeaux, mais la couleur de ses joues rappelait celle des pétales d'églantines. Elle portait des vêtements d'un vert tendre garnis de
    bourgeons de saule et aux pieds des mocassins au broderies de vives couleurs. Quand elle respirait, l'air semblait s échauffer doucement autour d'elle. L'hiver dit&nbsp;:</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;">«étrangère, je ne sais pas d'où tu viens, mais tu es la bienvenue chez moi. Ma demeure est triste
    et froide, mais elle peut t'abriter cette nuit et te protéger contre les animaux féroces qui rodent dans la forêt. Peux tu me dire qu'elle est ta tribu, toi qui portes des vêtements si
    étranges&nbsp;? Assieds toi. Parle moi de ton pays, moi je te parlerai des mes exploits, car je suis Manitou et j'ai vu bien des lunes s'arrondir puis décroître».</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>La jeune fille entra et s'assit sur l'épais tapis de neige. L'hiver pris deux pipes, les remplit de tabac et lui en présenta
    une. Ensemble ils fumèrent le calumet . Quand la fumée eut dégourdi la langue du vieillard, il se mit à parler. Il dit&nbsp;:</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;">«je suis Manitou. Je soupire et alors les eaux des sources et des rivières se changent en
    glace»</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000080;">«je respire, dit la jeune fille d'une voix douce et source et rivières se mettent à jaillir et à
    couler»</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;">«je fais un signe, dit le vieillard et a mon appel, la neige vient couvrir la terre autour de
    moi»</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000080;">«et moi, je fais un signe et à mon appel, une pluie tiède tombe des
    nuages»</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;">«quand je marche, reprit l'hiver, la sève s’arrête dans les arbres. J'ordonne aux animaux de se
    cacher dans leur trou, au soleil et aux oiseaux de partir vers ces régions lointaines et les animaux se terrent, les oiseaux s'envolent et le soleil s'éloigne de moi»</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000080;">«quand je marche, dit la jeune fille, la sève des arbres, les bourgeons naissent, les plantes
    lèvent la tête, les animaux sortent de leur terrier, les oiseaux reviennent et chantent»</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>toute le nuit ils continuèrent à parler ainsi et l'hiver charmé par la beauté et la grâce de sa nouvelle compagne et par la
    douceur de sa voix, ne s'apercevait pas que l'air de sa demeure devenait de moins en moins froid. Comme il n'était habitué ni à cette chaleur ni à ce charme, il finit par s’endormir. Alors la
    jeune fille alla à la porte de la maison et fit signe au soleil lointain qui, depuis longtemps n'avait osé se montrer. Le soleil se remit en route vers la région des Grands Lacs. Un oiseau le
    suivit, puis un autre, puis tous ceux qui avaient émigré a cause de l'hiver.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Un geai bleu cria&nbsp;; <span style="color: #ff0000;">«soif</span>». La jeune fille regarda l'endroit où se trouvait la source
    et celle ci se mit à jaillir toute joyeuse en disant&nbsp;: <span style="color: #ff0000;">«je suis libre, maintenant viens boire oiseau».</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Des qu'elle sentit l'eau de la source, la terre murmura aux graines qui avaient germé dans son sein&nbsp;:</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #ff0000;">«il fait moins froid, vous pouvez sortir».</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Et l'on vit les jeunes pousses se montrer timidement d'abord, puis sourire au soleil. Pendant que le vieillard continuait à
    dormir, sa compagne vient caresser ses cheveux blancs. Au contact de cette main, la taille du vieil homme diminua graduellement, les murs de l'habitation s'écroulèrent peu à peu, les tapis de
    neige se mirent à fondre.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>L'hiver finit par ne plus être qu'un tout petit être assez léger pour que la jeune fille put le prendre doucement dans ses
    mains. Elle se redressa alors se tenant toute droite et lumineuse au milieu des débris de sa demeure, elle appela le Vent qui venait du Sud et lui dit&nbsp;:</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000080;">«Vent qui viens du Sud et qui t'en vas vers le Nord, emporte l'Hiver avec toi, reconduis le dans
    son pays. Il sera de nouveau fort et robuste quand vous arriverez dans les grandes plaines blanches qui sont là bas, bien loin au delà des lacs».</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Il pourra revenir ici plus tard quand les oiseaux auront élevé leurs petits, quand les ecureils auront fait de nouvelle
    provisions et les hommes récolté le maïs.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Le Vent prit l'hiver et l'emporta sur un nuage. Alors la jeune fille se mit à l'ouvrage. Son souffle réchauffa l'air&nbsp;; il
    faisait éclore les bourgeons et dresser les brins d'herbe. Les oiseaux chantaient à son approche et la ou elle passait, les sources jaillissaient, les feuilles et les fleurs se montraient et les
    animaux quittaient leur terrier. Tout devenait gai, heureux, brillant comme elle. Bientôt la forêt et la plaine se remplirent de lumière, de chansons et de parfums.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; color: #993366; font-size: 18pt;"><strong>C'ETAIT LE PRINTEMPS</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; color: #993366; font-size: 18pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;<img height="259" width="396" src="http://img.over-blog.com/300x200/0/00/71/68/1274182459.jpg" alt="1274182459.jpg" class="CtreTexte">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Mar 2011 20:21:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">eae07fff5694ad4c622e80a8eb26bc2c</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-region-des-grands-lacs-expliquent-l-hiver-et-le-printemp-printemps-68537080-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[PLUIE D'ETOILES]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-pluie-d-etoiles-68384190.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Caché, loin de la civilisation de l'homme blanc, vit un petit village amérindien que l'on appelle "esprit
    de nuit". Derrière la porte de cet univers mystérieux, l'amour le respect et la vie, font de cet endroit un lieu magique.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>L'azur revêt son habit de nuit aux teintes d'orange, de lilas, de rose, qui s'enlacent aux ailes du
    souffle.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Les teepees disposés en cercle comme symbole de l'unité, dégagent par leur feu, une douce chaleur
    maternelle.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Le bruissement du vent, la mélodie de l'eau et le pas feutré des animaux, éveillent la force de l'esprit
    qui vit à travers ses habitants.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Mais à chaque tombée du jour, ce clan de "l'Esprit de nuit" se réunit pour l'avènement de leur
    protectrice...</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>C'est le signal ! Sœur lune dans sa blancheur argentée annonce la venue de la
    cérémonie...</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Assis en tailleur autour du grand feu qui les enveloppent de ses flammes ardentes, les hommes, les femmes
    et les enfants entament leurs chants au rythme du tam-tam. La vibration profonde de ses sons, amène la quiétude et la paix de l'aigle silencieux.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Le grand chef, serviteur doué et homme de pensée, s'élève à la gloire de ces
    ancêtres.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Soudain, une lumière éblouissante illumine de ses rayons ce clair de lune sans étoiles ! Les enfants
    charmés, figés en statue de pierre, s'émerveillent par tant de féerie, tandis que les adultes s'inclinent à l'apparition de leur Gardienne "pluie d'Étoiles".</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Ses longs cheveux d'ébène ornés de rubans de cuir, incrustés de plumes aux feux multicolores, embrassent
    la délicatesse de son visage. Ses yeux de l'océan dont l'écume poétise son regard, recèle un trésor de bonté. Sa robe d'azur fluide d'une brise d'été, offre cette finesse que seul l'univers
    détient la grâce. Ses bijoux de perles célestes, symboles des dieux, ornent la pureté de son cœur.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Elle tient aux creux de ses bras," la jarre des cieux", le coffre du secret des étoiles d'où l'on aperçoit
    l'espace de la création de la nuit. De sa main légère de l'oiseau-mouche, elle plonge dans l'abîme de la cruche et d'un mouvement de l'aile de l'ange, couronne le ciel de milliards
    d'étoiles...</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>L'obscurité éclate de ces libellules lumineuses comme la pluie qui déverse ses larmes de joie. Le
    firmament nuancé de pervenche et saphir, gratifie cet artifice de diamants. "Pluie d'étoiles" louangée par les villageois, du bout de son doigts dessine, des comètes aux traînées vertueuses pour
    rendre hommage à l'Amour que lui portent ses Enfants.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Vous devez vous demander, pourquoi lorsque le soleil se couche et que sœur Lune de sa tristesse apparaît,
    les étoiles ne brillent pas à leur tour ?</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Il y a très longtemps le sorcier du village "Ours Sauvage" était l'homme médecine respecté du clan. Son
    pouvoir grandissait de plus en plus et son orgueil ayant soif de grandeur, tombait dans le piège de" l'Esprit Noir".</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Un soir de pleine lune il voulut donner en sacrifice la fille du chef, mais sauvée de justesse par les
    "guerriers de Lumière" il ne put terminer son œuvre abominable. L'ours symbole de sagesse, de puissance et d'éveil spirituel, aux yeux des habitants ne représentait plus ses croyances par leur
    guérisseur et le bannissaient du clan, pour que puisse revenir l'Harmonie Éternelle. Avant de partir pour le monde de l'exil, "Ours sauvage" prophétisa cette malédiction :</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>"Que les étoiles meurent par la flèche de mes griffes, Que leurs lumières
    sombrent dans le ventre du serpent !"</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Depuis ce jour, les étoiles se consument avant leur apparition et les villageois à la tombée du
    clair-obscur, invoquent le Grand Esprit pour que la voûte céleste revive de nouveau...</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Le Grand Manitou fier du clan " l'Esprit de nuit" par leur combat contre le mal, envoie sa fille tous les
    soirs baigner le village du scintillement d'une pluie étoilée ! Et ce petit peuple, n'oubliant jamais les ténèbres que lui fit subirent le noir sorcier, reçu le plus beau cadeau que "L’esprit de
    la nature" puissent offrir "Aux Marches sur Terre"... Les Étoiles "Enfants de la Lune", la Vie tout simplement...</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <br>
    <img height="243" width="330" src="http://img.over-blog.com/300x224/0/00/71/68/amerindienne-origine-pluie-etoiles.jpg" alt="amerindienne-origine-pluie-etoiles.jpg" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #ff0000; font-size: 10pt;"><strong>AUTEUR DE&nbsp;LA LEGENDE&nbsp;: <span style="color: #800000;">DOT RachelOuvre</span> . Source :</strong></span> <span style=
    "color: #ff0000;"><strong><span style="color: #800000;"><a href=
    "http://cercledevie.e-monsite.com/accueil.html">http://cercledevie.e-monsite.com/accueil.html</a></span></strong></span><span style="color: #ff0000; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "color: #800000;">&nbsp;</span>(site d'ailleur très intéressant)</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Mar 2011 21:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1aede332bd4adb2fe110aac4587c16bf</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-pluie-d-etoiles-68384190-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[OKWAHO]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-okwaho-62074610.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Si je me souviens bien, cela arriva il y a très, très longtemps, dans la période du premier Conseil des
    Sages de la longue maison. Cette longue maison servait aussi aux cérémonies importantes de la Nation. Ces cérémonies étaient gardées secrètes et hors d'atteinte des enfants qu'on jugeait pas
    assez matures. Evidemment, les enfants, incluant le fils du chef, n'étaient pas tellement contents d'être mis à part de ces cérémonies.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Donc un jour, le fils du chef eût une idée... Il rassembla tous les autres enfants et expliqua alors son
    plan: "Comme il ne nous est pas permis de participer avec les adultes aux cérémonies sacrées, nous en auront une qui sera nôtre. Nous irons à un endroit donné à la plage et nous emmèneront de la
    viande, du maïs et autres bonnes choses pour les offrandes et le repas sacré. L'un d'entre nous battra le tambour pour nos danses et de cette manière, nous rendrons honneur et grâce à nos
    ancêtres".</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">À ce discours, tous les enfants applaudirent à cette brillante idée et se préparèrent pour ce jour spécial.
    Les filles ramassaient des citrouilles, des fèves et du maïs pendant que les garçons trouvaient un moyen de chaparder un peu de viande de chasse prise par leurs parents ou allaient à la rivière
    pêcher.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Quand tout fut prêt, ils se donnèrent rendez-vous pour la prochaine Lune pleine, se promettant de faire de
    cette fête la plus belle que les ancêtres n'auraient jamais vue. Cependant, ils ignoraient les côtés spirituels des préparatifs comme, les rites de purification et la sudation afin de purifier le
    corps avant de marcher sur un sol sacré.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La Lune pleine ne tarda pas à se montrer et, cette même nuit, le fils du chef alla quérir tous les autres
    enfants, se donnant rendez-vous à la sortie du village. Une heure après, une file d'enfants dévalait la colline vers la plage, tous étant revêtus de leurs plus beaux atours et transportant chacun
    les aliments et instruments de la cérémonie.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ils marchèrent un certain temps le long de la rive et, le fils du chef alors décida de s'arrêter à un
    endroit herbeux entouré de belles pierres, comme si elles étaient là pour la fête.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les filles allumèrent donc le feu et commencèrent à cuisiner les repas... Après avoir mangé, oubliant les
    offrandes, les tambours commencèrent à battre et ils entamèrent une danse désordonnée parce qu'ils n'en avaient apprise aucune. Pour eux, tout se déroulait comme un jeu comme tout enfant pouvait
    imaginer.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ce qu'ils ignoraient, c'est que le sol qu'ils avaient choisi pour la cérémonie se trouvait être la tombe
    d'un shaman puissant, longtemps oublié mais, qui fut un grand héros durant sa vie. Son esprit s'éveilla en entendant les sons un tant soi peu discordants qui émanaient des tambours et des gosiers
    des jeunes chanteurs.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Son esprit fit donc surface, curieux de savoir d'où venait ce tintamarre et vit ce que faisaient les
    enfants. Amusé d'abord par la scène mais aussi très concerné de voir les cérémonies prendre une tournure clownesque, il apparut soudainement aux enfants qui, effrayés, lâchèrent tous leurs
    gréments...</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le Chaman dit avec un ton sérieux: "Arrêtez ce que vous faites de suite mes enfants, ce n'est pas bien et
    vous ne vous êtes pas préparés pour cette tâche! Prouvez votre valeur en étant avec vos parents, aidez-les dans leurs tâches pour alléger leurs journées et apprenez d'eux les vrais gestes à poser
    pour une telle cérémonie et, surtout comment vous purifier avant l'événement."</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le chaman disparut comme une fumée qui se disperse... Les enfants acceptèrent les paroles de ce sage esprit
    et retournèrent vers leurs parents et devinrent studieux et dociles en toutes choses. Deux années passèrent et les enfants étaient tous presque à l'adolescence et avaient bien appris de leurs
    parents et grand parents. Malgré tout ça, on leur refusait l'accès aux cérémonies secrètes...</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Un beau matin, à l'aube, le fils du chef s'éveilla et s'en alla éveiller tous les autres, leur disant qu'ils
    étaient fin prêts pour les cérémonies. Avec vêtements, provisions et instruments en main, ils retournèrent au site où ils avaient vu le puissant esprit du chaman.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ils se préparèrent bien, les garçons pratiquèrent le rite de purification puis, préparèrent la tente de
    sudation afin de terminer leurs préparatifs, ils offrirent alors de magnifiques sacrifices... Les filles, de leur côté, parfumèrent leurs cheveux d'abord brossés au foin d'odeur avec des herbes
    essentielles et ornèrent leurs cheveux de belles plumes placées en " queue de lapin ". Alors un des garçons, qui avait appris comment chanter les chants et battre la mesure, entonna le premier
    chant d'honneur, démarrant ainsi la danse sacrée...</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ils dansèrent longtemps, animés par un cœur pur et un esprit clair et illuminés par la pureté de chacun de
    leurs pas. L'esprit du chaman apparut d'abord, avec un sourire de pleine satisfaction tout vêtu de beaux atours ainsi que, un à un, d'autres esprits des environs.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Beaucoup étaient de grands héros, même Hiawa:tha, le plus grand de tous, y était. Ils s'assirent donc tous
    autour des enfants et se mirent à briller d'une intense et étrange lumière bleutée. Les enfants étaient en transe parfaite, leurs esprits étaient parfaitement élevés vers les cieux et,
    miraculeusement, tout en dansant, ils s'élevaient tout doucement !</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Une vieille femme passant par là vit cette belle vision où les enfants dansaient dans le ciel, continuant
    toujours de monter. Ils montèrent, montèrent toujours plus haut jusqu'à devenir de brillants petits points dansant dans les cieux: les Pléïades étaient nées, les fameuses étoiles dansantes de la
    Constellation d'Orion.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ayant aperçu la vieille femme, le chaman vint vers elle en souriant et lui dit: " Ne crains ni ne pleure
    pour ces enfants, vieille femme, ils ont achevée leur mission d'apprentissage et d'obéissance; ils ont été attentifs envers leurs parents lorsque leur fut expliquées les façons de faire les
    cérémonies. Ils furent de parfaits enfants! Ne les pleurez pas parce que le Grand Esprit leur a accordé de cette façon l'immortalité. Ils seront désormais un exemple pour tous les autres enfants.
    "</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Depuis ce temps-là, tous font partie des grandes festivités et des cérémonies, plusieurs furent aussi créées
    pour les jeunes et moins jeunes. Même le plus petit bébé fait partie du tout, chacun se remémorant ce chant de la pureté de ces enfants des Pléïades chanté par tant de mères iroquoises parce
    qu'elles se rappellent de l'importance d'être tous une seule entité lors des danses spirituelles et traditionnelles.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">On peut voir, encore aujourd'hui, ces magnifiques étoiles qui continuent à danser sans arrêt. Quelquefois,
    une nouvelle étoile y brille, sans doute un autre enfant qui a atteint cet état de grâce unique... Qui sait?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>&nbsp;<span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><img height="286" width="368" src=
    "http://img.over-blog.com/300x228/0/00/71/68/70576587accueil-amerindiens-gif.gif" alt="70576587accueil-amerindiens-gif.gif" class="CtreTexte"></span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Nov 2010 20:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">881a0a873a72e2f0162b27342b59bc75</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-okwaho-62074610-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LA SQUAW DE PIERRE]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-33997373.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: georgia,palatino;"><strong>L’heure est venue, dit le bel Indien, je pars...<br>
    <br>
    Un instant encore…fit la brune Indienne, sa jeune femme, en finissant de tresser la longue natte de ses cheveux sombres. Elle donnait l’air de se presser, mais en réalité, elle y mettait tout son
    temps. Ses doigts bronzés luisaient dans le matin qui tâchait de se dépêtrer de ses haillons de brumes.<br>
    <br>
    - Je ne peux plus attendre ! répéta l’Indien, le soleil monte, la brume se dissipe…<br>
    <br>
    - Je viens ! Je viens ! reprit l’Indienne de sa voix flûtée, en feignant de chercher à travers ses colliers de wampuns un objet qu’elle ne trouvait pas.<br>
    <br>
    - Je pars seul alors ! fit l’Indien.<br>
    <br>
    - Non ! …je t’accompagne jusqu’à la rivière…<br>
    <br>
    Elle inspecta une dernière fois la tente. L’Indien, irrité, lui tira vivement le bras :<br>
    <br>
    - Allons ! Tu sais bien que je dois partir ! Il avait élevé la voix. L’Indienne le suivit, légère et discrète, à petits pas… Il était grand en avant d’elle, avec ses deux plumes sur ses cheveux
    gras. Il marchait comme un fauve. À pas feutrés. Il glissait sur la nature, on aurait dit…c’était peut-être un dieu ? le dieu de la chasse, son futur mari…<br>
    <br>
    Les arbres ne bougeaient pas de chaque côté du sentier. Leurs feuilles se taisaient. Pas le moindre petit frémissement sur son passage. Seul un écureuil osa rouler, pareil à un rayon d’or,
    jusqu’au faîte d’un bouleau pour les voir passer. Un oiseau cria son admiration à un moment donné. C’était peut-être une corneille bavarde, incapable de se taire, tant elle avait trouvé l’Indien
    beau.<br>
    <br>
    La rivière attendait au bout du layon. Toute bleue et muette. Pas un petit clapotement sur son bord. Que le silence de l’émerveillement absolu. Le canot d’écorce entailla l’eau, qui laissa
    échapper des vaguelettes toutes tendres, débordantes de perles d’écume et de pointes d’or…<br>
    <br>
    La main cuivrée de l’Indien saisit la rame. À peine assis, il glissa, irréel et dédoublé sur le paysage inversé qui montait du fond des eaux.<br>
    <br>
    Il était superbe, l’Indien, son futur mari, qui s’amenuisait de quart d’heure en quart d’heure. Il ne fut bientôt plus qu’un point tout petit. Cela aurait pu être un oiseau ou quelque chose qu’on
    ne savait pas, au loin sur l’eau...<br>
    <br>
    Et la langoureuse rivière Saint-Maurice s’étendait, insoucieuse, avec son petit point précieux. L’Indienne, sur la rive, la guettait des yeux. Quand le soleil se coucherait, il faudrait bien que
    la rivière lui rende son amant. Une rivière n’a rien à faire la nuit d’un Indien sur son dos.<br>
    <br>
    À midi, un souffle de vent passa, chuchota quelques mots à la rivière qui, du coup, se brouilla. Cela effaça jusqu’aux mirages du fond, l’eau se mit à boursoufler ici et là…L’Indienne surprit sur
    la berge ce qui pouvait être, soit un rire, soit un soupir. Le sable était doux et ne voulait pas que l’Indienne traduisit. Les feuilles aussi murmurèrent quelque chose. Un grand oiseau battit
    d’une aile pour signaler qu’il avait compris.<br>
    <br>
    Le vent revint. Il caressa rudement, mais caressa tout de même, le front inquiet de la femme jalouse qui épiait l’eau voluptueuse. L’eau qui déroulait jusqu’à la rive les ondulations violentes de
    sa chevelure écumeuse.<br>
    <br>
    Les oiseaux s’affolaient. Ils rasaient le sol en d’habiles virages aigus. L’Indienne voyait filer leurs ailes sans même dévier ses yeux. Le visage impassible, elle fixait le petit point invisible
    au loin…<br>
    <br>
    La rivière, sans doute, tentait de lui ravir son canot. Mais il était adroit, l’Indien, son bel amoureux, il ne la laisserait pas faire ! Il survolerait les vagues, roulerait sur le tapis
    moutonneux, il éclaterait de rire à la face coléreuse des eaux ! La rivière aurait beau le secouer de rage, mordre de ses dents mousseuses le fragile canot, il tiendrait !.<br>
    <br>
    La mâchoire méchante glisserait sur le canot huileux. Qu’il devait être beau ! le bel Indien, son futur mari, les cheveux brillants d’eau et la peau couverte d’écume, à cheval sur son embarcation
    blanche, tout seul à combattre sur l’eau !<br>
    <br>
    La pluie soudain se mit à crépiter du ciel surbaissé et noir. Tout le corps de la rivière en fut troué. Elle se tortillait avec violence. Des éclairs zigzagant comme des épées, brandissaient
    leurs lames tordues au-dessus d’elle. L’Indienne, sans sourciller, assistait à l’assaut. Le tonnerre faisait vibrer le sol. Des couteaux d’or scalpaient, à tout instant, les cheveux gonflés de la
    rivière en panique.<br>
    <br>
    Comme il devait être beau ! le bel Indien au centre de ces flèches rougeoyantes et de ces tams-tams terrifiants.<br>
    <br>
    Comme il devait se sentir brave dans son canot blanc ! trempé jusqu’aux os par les larmes rageuses de la rivière épouvantée.<br>
    <br>
    La pluie cessa sec, comme une fusillade au milieu d’un combat. Le tonnerre roula son artillerie lourde vers les coins inoccupés du ciel. Le soleil ouvrit à demi son œil rouge et descendit se
    coucher sur la litière piquante et encore humide des épinettes.<br>
    <br>
    L’Indienne, la chevelure ruisselante, la robe collée à sa peau brune, continuait de fixer de ses prunelles imperturbables la rivière qui lissait tranquillement les faux plis de ses eaux.<br>
    <br>
    Comme il devait être beau ! le bel Indien, dans le canot sombre, la silhouette de ses vastes bras ramant sur la robe noire de la nuit.<br>
    <br>
    Jour après jour, sans bouger, l’Indienne attendit. Toujours son regard immobile jaugeait durement les eaux. Elle ne faisait ni un geste, ni un pas. La rivière, indiscrète, venait de temps à autre
    lui clapoter des choses tout bas. Mais l’Indienne, sourde aux clapotages, impassible et hautaine, de son regard survolait les eaux.<br>
    <br>
    Comme il devait être beau ! l’Indien, bientôt son mari, ramant impétueusement vers elle, les muscles tendus et les bras durcis. Ses cheveux d’aigle, ses yeux luisants, son corps hâlé. Et avec sur
    sa tête, les deux plumes dont les barbes se défaisaient dans le vent.<br>
    <br>
    Un oiseau parfois tentait de le lui dire…le plus tendrement qu’il put. En modulant un peu pour que ce soit presque un chant. Mais l’Indienne, sourde, demeurait là, immobile, sans regarder
    l’oiseau. Le vent essaya lui aussi … avec des airs de violons, des bruissements dans les feuilles, des sifflements tordus. Mais l’Indienne, sans broncher, continuait de regarder au loin...<br>
    <br>
    Son corps, avec le temps, durcissait. Elle ne sentait plus sur sa peau les becs durs des aigles, ni dans son être la morsure de la faim. Elle devenait rigide. Ses yeux, fixes comme la pierre,
    continuaient de scruter la rivière.<br>
    <br>
    La rivière, à ses pieds, commença à ressentir une gêne. Elle roulait gauchement ses eaux ou bien refaisait, sans raison, la même vague. Elle n’osait plus demeurer calme, de crainte de refléter,
    avec le paysage des alentours, le corps statufié de cette femme qui obstinément fixait l’horizon.<br>
    <br>
    Le vent en était troublé lui aussi. La présence de cette Indienne, plus têtue qu’un bouleau, l’intimidait, lui le vent des orages, le faiseur de tempêtes. Par conséquent, l’inventeur des
    naufrages ! Avec un air de rien, il soulevait de son haleine marine les sables et les poussières de la rive, les accumulant aux pieds de la femme calcifiée. Pendant que la rivière, confuse,
    furtivement reculait, le vent, avec patience, s’affairait discrètement autour de l’Indienne pour l’enterrer.<br>
    <br>
    Il en fallut des jours et des nuits, des ans et des siècles, au vent pour accumuler assez d’humus et de calcaire pour enchâsser jusqu’à la nuque le corps de pierre de l’Indienne obstinée. La
    rivière s’en inventa des subtilités, s’en forgea des raisons, pour reculer. Histoire de ne pas être témoin des rides, des entailles profondes, que sculptait cruellement sur le visage de roc de
    l’Indienne fidèle le passage des ans.<br>
    <br>
    C’est pourquoi la rivière Saint-Maurice coule aujourd'hui - honteuse et les eaux basses - en retrait de la ville. Elle fait semblant d’ignorer que là-haut sur la colline, une grand-mère de
    pierre, au visage ravagé, continue de fixer de son œil de calcaire un point invisible,-et comme éternel sur l'eau...</strong><br></span></span><br>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img width="382" src="http://idata.over-blog.com/0/00/71/68/photo-4/canoe-idniens.jpeg" height="290" class="CtreTexte">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Jul 2009 16:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2a8997d966ea6ddd71e3307df009f22d</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-33997373-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LES OISEAUX (légende Abénakis)]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-31752679.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Au début du monde, le Créateur, que les Indiens Abénakis appellent Tabaldak créa la terre et pour eux, la terre
    devint le jardin de Tabaldak. Depuis ce jour, la vieille terre-mère donne les plantes qui nourrissent et les plantes qui soignent.<br>
    <br>
    Tabaldak avait créé tout ce dont les hommes avaient besoin pour vivre sur terre. Il avait tout créé ou presque, car pour les Indiens le Créateur n'est pas parfait, sinon il aurait créé tous les
    Indiens parfaits.<br>
    <br>
    Tous les Indiens étaient en extase devant la création jusqu'au moment où Ours blanc décida de mettre son gros manteau blanc sur le pays et souffla son haleine froide pour faire arriver
    l'hiver.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">À cette époque, les Indiens vivaient la majeure partie de leur temps dans le tee pee et les petits papooses sont
    vite devenus bien tristes. Ils n'avaient plus rien pour s'amuser, sauf les cendres du feu qui paraissaient à peine tièdes tellement le froid était intense.<br>
    <br>
    Durant l'été, ils avaient joué avec les feuilles de l'arbre sacré. Ils en avaient fait des colliers, des panaches, des papillons et ils avaient aussi joué avec le ruisseau. Mais avec la neige qui
    avait tout recouvert de blanc, tous leurs jouets avaient disparu et ils étaient devenus bien tristes. Tellement tristes que grand-maman Marmotte le remarqua et décida d'aller voir Tabaldak.<br>
    <br>
    Elle lui dit :</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800080;">"Tu as créé de bien belles choses pour tes enfants adultes. Tu as tout donné pour
    qu'ils puissent bien vivre. Mais tu as oublié mes petits papooses".</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Tabaldak réfléchit un instant et approuva grand-maman Marmotte. Il promit d'arranger les choses. Aussitôt que le
    printemps se pointa le nez, il se mit à réfléchir à ce qu'il pourrait bien créer pour leur rendre l'hiver plus agréable. C'est alors qu'il se rappela avoir vu les enfants jouer avec les feuilles
    de l'arbre sacré. Il décida donc de créer les oiseaux. Mais dans sa hâte de faire plaisir aux enfants pour l'hiver prochain, il créa les oiseaux tous blancs, de la même couleur que
    l'hiver.<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Les enfants furent très heureux de cette création. Vous auriez dû les voir jouer avec les huards, les canards,
    les sarcelles, les perdrix, les pic-bois, les hirondelles, les parulines, les gros-becs, les roselins, les bruants, les chardonnerets, les mésanges, les merles, les moineaux et les colibris. Les
    papooses ont passé le printemps, l'été et même l'automne à s'amuser avec leurs nouveaux amis les oiseaux.<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Lorsqu'Ours blanc jeta de nouveau son gros manteau blanc sur le dos de la terre-mère, les enfants se rendirent
    compte que les oiseaux étaient de la même couleur que la neige et qu'ils pouvaient à peine les voir. Même les oiseaux étaient bien embêtés pour se reconnaître entre eux. Ils étaient tous de la
    même couleur. Ils retournèrent dans leur tee pee avec encore beaucoup de tristesse.<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Grand-maman Marmotte vit la tristesse des enfants. Elle retourna voir Tabaldak et lui dit
    :<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800080;">"Tabaldak, je crois que tu as créé les oiseaux un peu trop vite. Tu as donné aux
    adultes une nature toute colorée à ton image, mais tu as oublié que les petits enfants méritaient aussi ces mêmes couleurs pour leurs oiseaux".</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Tabaldak réfléchit et finit par dire à grand-maman Marmotte :</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800080;">"Tu as bien raison. Je vais réparer mon erreur. Appelle tous les oiseaux et
    dis-leur de se rassembler ici devant moi".</span><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Pendant ce temps, Tabaldak alla prendre du brun terre, du vert pelouse, du vert arbuste, du bleu ciel, du jaune
    soleil, du rouge feu, du gris nuage et fabriqua de merveilleuses teintures qu'il mit dans de magnifiques pots en écorce de bouleau que grand-maman Marmotte avait fabriqués pour lui. Les pots
    sentaient bon l'écorce fraîche.</span></strong></span> <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Tabaldak plaça les pots de teinture devant lui.<br>
    <br>
    L'oie blanche s'avança la première près de Tabaldak et lui donna une plume afin qu'il puisse colorer les oiseaux.<br>
    <br>
    L'oie blanche lui dit :<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800080;">"Prends ma plume pour faire ton travail de création. Moi je resterai blanche afin
    que tes enfants s'en rappellent. Chaque année, je passerai au-dessus de leur territoire pour qu'ils se souviennent de toi. "</span><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Jusqu'à ce jour, l'oie blanche n'a pas encore manqué à sa parole. Chaque printemps, de la fin mars jusqu'à la fin
    mai, près d'un million d'oiseaux fréquentent les berges du lac Saint-Pierre à Baie-du-Fèbvre. Des milliers d'ornithologues amateurs et les amants de la nature se donnent rendez-vous le long des
    zones inondées pour observer le retour spectaculaire des oies blanches.<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Le Créateur commença donc son travail. Avec le rouge et le brun, il colora le merle. Avec le bleu, il donna ses
    couleurs à l'hirondelle. Avec le jaune, il colora le chardonneret et ainsi de suite, jusqu'à ce que tous les oiseaux soient recouverts des couleurs de la nature.<br>
    <br>
    Vous pourriez même, si vous prenez le temps d'observer les oiseaux, deviner où Tabaldak a pris la teinture pour colorer chaque oiseau que vous observez. Il n'y a pas de couleur sur un oiseau qui
    n'est pas dans la nature.<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Pendant qu'il faisait son travail avec patience, un oiseau le dérangeait constamment. Il criait, battait de
    l'aile bruyamment, bousculait les autres et oubliait de partager la joie de ses frères. Il alla même devant le Créateur pour l'insulter en lui disant que ses teintures étaient bien belles, mais
    pas assez brillantes pour les mettre sur son magnifique plumage. Patiemment le créateur continua son travail. L'oiseau était de plus en plus dérangeant, battant de l'aile et criant
    constamment.<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Il revint devant le Créateur encore une fois et d'un coup d'aile renversa tous les pots de teinture. Les
    teintures en se renversant se mélangèrent et devinrent toutes noires. Vous auriez dû voir grand-maman Marmotte derrière le tee pee. Elle était dans tous ses états, n'en croyant pas ses yeux de
    voir ce que l'oiseau avait fait.<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Le Créateur, dans sa grande patience, ramassa la teinture noire et la remit dans un nouveau pot que grand-maman
    Marmotte avait apporté. Il reprit sa plume et continua son travail. L'oiseau dérangeant revint une troisième fois devant lui pour l'insulter à nouveau, mais cette fois-ci, Tabaldak saisit
    l'animal par les pattes, le plongea dans la teinture noire et le leva très haut au bout de son bras en lui disant :<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800080;">"Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Parce que tu l'as
    bien voulu, tu seras toujours un oiseau dérangeant et bruyant. Tu auras toujours un vol lourd et bruyant. Les autres oiseaux te craindront et les animaux te fuiront. On t'appellera le
    Corbeau".</span><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Et il laissa partir l'oiseau. Mais ce n'était pas le dernier oiseau. Le dernier oiseau arriva humblement devant
    Tabaldak.<br>
    <br>
    Il excusa le comportement effronté du corbeau et dit au Créateur :<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800080;">"Tabaldak, je regrette le geste du corbeau. J'aurais voulu que tu couvres mes
    plumes de l'arc-en-ciel de ta création. J'aurais pu, ainsi coloré, voler très haut vers le soleil et tracer de grands cercles pour que tes enfants puissent y voir toute ta puissance. J'aurais
    voulu être ton symbole pour tes enfants".</span><br>
    <br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Le Créateur fut bien ému par les paroles de l'oiseau. Il dit à l'animal :</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800080;">"Ouvre bien grandes tes ailes".</span><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Il prit alors sa plume et la plongea dans la teinture noire. Il en mit un peu sur le bout des ailes, un peu
    autour du cou. Il en mit aussi un peu sur la queue et balaya tendrement le dos de l'animal en lui disant :<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800080;">"Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Tu seras mon symbole.
    Tu voleras très haut pour tracer le cercle sacré. J'y mettrai toute ma puissance et mes enfants le verront. Tu seras le seul animal à regarder le soleil bien en face. On t'appellera l'AIGLE. Et
    pour s'en rappeler, chaque fois qu'un de mes enfants plantera un poteau dans le sol pour y graver ses symboles et ses totems, tout en haut il placera tes ailes pour me symboliser. Tu seras un
    guide pour mes enfants. Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté."</span><br>
    <br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Je veux que vous sachiez que depuis ce temps-là, les Amérindiens utilisent les plumes de l'aigle pour s'en faire
    de belles décorations et qu'il y a toujours une plume d'aigle attachée à la pipe sacrée.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">Cette légende est encore très vivante dans le village Abenakis d'Odanak
    au Québec.<br></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img width="244" src="http://idata.over-blog.com/0/00/71/68/aigle.jpg" height="174" class="CtreTexte">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 22 May 2009 22:45:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c6e7b9cc91e59ae383d1c3e9c7857f7b</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-31752679-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LA FILLE QUI AIMAIT BIEN SON PROMIS (légende CROW)]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-18887473.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;">Plusieurs jeunes hommes de la tribu des Corbeau (Crow) étaient sur le sentier de la guerre. Un peu avant d'arriver à l'endroit
    où le Fleuve-des-Pierres-Jaunes quitte la montagne, ils durent livrer combat à une troupe de Pieds Noirs. Deux Corbeaux moururent dans cet engagement. Plus loin, en voulant traverser la
    Rivière-qui-Hurle-entre-les-Cailloux, les rescapés se heurtèrent une nouvelle fois à l'ennemi.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Trois Corbeaux perdirent la vie dans cette seconde rencontre.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Aigle-Blanc avait reçu une flèche dans le mollet. Sa blessure l'empêchait d'aller plus loin. Le chef de l'expédition décréta :<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Aigle-Blanc n'est plus en état de marcher. Nous allons le laisser ici jusqu'à ce que sa jambe guérisse. Si nous voulions l'attendre nous serions tous
    exterminés.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Il fut convenu que si Aigle-Blanc n'était pas de retour dans la tribu après la Lune-où-la-Neige-entre-dans-les-Tepees, sa mort glorieuse serait proclamée.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Les guerriers lui bâtirent un abri afin qu'il puisse y passer l'hiver sans trop souffrir. Ils lui offrirent toutes les provisions qu'ils purent lui abandonner et placèrent ses armes à côté de
    lui. Enfin, ils partirent.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    De retour au village, les guerriers expliquèrent ce qui s'était passé. Les sages affirmèrent que ces Braves avaient agi au mieux des intérêts de tous. Mais une jeune fille n'était pas de cet
    avis. Elle se nommait Pluie-Femelle et ne voulait nullement abandonner son fiancé durant tout un hiver.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Son frère avait fait partie de l'expédition, elle lui demanda :<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Avez-vous laissé Aigle-Blanc très loin ?<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Au-delà des Montagnes-Coiffées-de-Neige, répondit le frère.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Il sera mort de froid avant la fin de la Lune-où-la-Marmotte-Sort-de-son-Trou, déclara Pluie-Femelle. Indique-moi le chemin, je vais aller le chercher.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Le jeune Brave répliqua :<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - C'est déjà un très long voyage pour un homme, comment une femme seule pourrait-elle gagner cet endroit ?<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Mais Pluie-Femelle insista tellement que son frère lui dit :<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><span style="color: #008000;"><br>
    - Va jusqu'à la rivière à truites et remonte le courant jusqu'à l'endroit où elle forme un lac. Si la glace est assez épaisse passe sur l'autre rive et gagne le mont où le cours d'eau prend sa
    source. Contourne cette élévation dans le sens de la course du soleil et dirige-toi vers cette forêt de pins que les castors utilisent pour construire leur
    barrage.<br></span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    Derrière ce bois il y a un marais tapissé de nénuphars. Ne t'y aventure pas car il est très dangereux. Marche en direction des deux montagnes et emprunte le Défilé-des-Ombres. Au bout de cette
    passe s'élève un rocher dont la forme rappelle un chasseur à l'affiât. Après ce roc s'étend une grande plaine. C'est là que tu trouveras ton promis.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    En cette saison tu ne pourras franchir cet espace qu'avec des raquettes à neige. Ménage tes forces et fais très attention. Les loups hantent les parages et l'ours a sa caverne tout près du lieu
    où nous avons laissé Aigle-Blanc.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Pluie-Femelle chargea du bois et des provisions sur son dos et se mit en route.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    La Lune-des-Feuilles-Pauvres était déjà à sa fin et le Moment-où-les-Vivres-Doivent-être-Rentrés commençait à peine. Pluie-Femelle marcha le temps d'une saison. Au cours de ses rares haltes, elle
    se chauffait peu et mangeait le moins possible afin de ne pas appauvrir ce qu'elle destinait à Aigle-Blanc.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Quand elle arriva dans la plaine, une tempête sévissait. À travers les flocons de neige elle aperçut néanmoins une fine colonne de fumée. Elle pensa aussitôt : <span style="color: #008000;">« je
    n'arrive pas trop tard, il est encore vivant. »<br></span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Aigle-Blanc était assis devant un maigre feu. Sa provision de bois touchait à sa fin et il n'avait plus de nourriture depuis la veille. Pluie-Femelle lui dit
    :<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Je suis venue t'aider. De quoi as-tu besoin ?<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><span style="color: #008000;"><br>
    - J'ai froid et j'ai faim, répondit le jeune Brave.<br></span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Lorsque la femme eut ranimé le feu et restauré Aigle-Blanc, elle mit de la terre vierge sur sa blessure.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Ainsi, tu guériras plus vite, assura-t-elle.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    La jambe du guerrier était si enflée qu'il ne pouvait se déplacer qu'en rampant sur le ventre. Durant toute la Lune-de-la-Neige-Aveuglante, Pluie-Femelle posa des pièges. Il lui arrivait de
    prendre un renard ou un castor.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Ces fois-là, la jeune femme offrait un véritable festin à Aigle-Blanc. Mais le plus souvent elle ne parvenait qu'à dérober ses provisions à un rat musqué. Alors la faim se refaisait sentir. À la
    Lune-où-les-Oies-Remontent-vers-le-Sud, Aigle-Blanc déclara :<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Le dégel est commencé. Construis un canoë avec des branches de saule et des peaux de cerf. Dès que le fleuve sera libre nous retournerons dans notre tribu. Le sorcier doit nous croire morts et
    s'apprête certainement à chanter nos funérailles.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Le bateau fut bientôt terminé. I!homme et la femme allaient partir quand Pluie-Femelle repéra une bande de chasseurs en aval de la rivière.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Ce sont sûrement des Pieds Noirs, dit Aigle-Blanc. Va te cacher dans les collines ; s'ils te trouvent ici ils te tueront avec moi.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Pluie-Femelle refusa d'abandonner son promis. Mais celui-ci insista tellement qu'elle convint avec lui :<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Je me posterai sur une hauteur afin de surveiller les Pieds Noirs. Tant que je pousserai le cri du coyote tu n'auras rien à craindre. Prends ce couteau et mets fin à tes jours si tu m'entends
    chanter comme le hibou. Je ne veux pas qu'ils te capturent vivant. Au cas où tu en arriverais à cette extrémité, je me supprimerais à mon tour.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Tout le jour, Pluie-Femelle épia les étrangers. À intervalles réguliers, l'appel du coyote parvenait à Aigle-Blanc. Puis, vers le soir, il n'entendit plus rien. Il pensa, la mort dans l'âme :
    <span style="color: #008000;">« Les Pieds Noirs ont dû découvrir Pluie-Femelle et la tuer. »<br></span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Il se demandait comment il arriverait à regagner la tribu quand la jeune fille reparut devant lui.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Vois, lui dit-elle, j'ai dérobé un attelage de chiens aux Pieds Noirs. Nous allons profiter de la nuit pour partir. Dès que la lune monta dans le ciel, ils abandonnèrent la cabane. Les chiens
    étaient en bonne santé et le traîneau solide. Mais une tempête de neige s'éleva et ils durent s'arrêter.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Pluie-Femelle recouvrit Aigle-Blanc à l'aide d'une couverture en peau de bison et se blottit contre lui pour lui tenir chaud. Ils disparurent très vite sous les flocons et leurs deux corps ne
    ressemblèrent plus qu'à un petit tas de neige.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Au matin, un oiseau se posa sur le blanc monticule et siffla une chanson. C'est ainsi que les jeunes gens surent que l'ouragan était passé. Hélas, sitôt sortis de leur abri, ils constatèrent que
    l'attelage de chiens avait disparu.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; color: #008000; font-family: comic sans ms;"><br>
    - Ce n'est rien, déclara Pluie-Femelle. Monte sur mes épaules, je vais te porter.<br></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    En dépit de ce lourd fardeau, Pluie-Femelle marcha trois jours. À l'aube du quatrième, elle parvint finalement au village des Corbeaux.<br></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><br>
    Le soir même, Aigle-Blanc conta à toute la tribu ce que Pluie-Femelle avait fait pour lui.</span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><span class=
    "hitimportant"><br>
    <br>
    L'histoire fut si bien écoutée qu'elle resta dans les mémoires. Depuis, lorsqu'un Corbeau a besoin d'aide, il appelle sa femme ou sa fiancée</span>.<br>
    <br></span></strong>
  </p>
  <div>
    <strong><img width="507" src="http://idata.over-blog.com/0/00/71/68//tinfbar.gif" height="30" class="CtreTexte"></strong>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Apr 2008 23:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">97a564efbbff6c598536da2847ef9761</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-18887473-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[PLUME D'AIGLE]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-11946956.html</link>        <description><![CDATA[
  <strong><span style="font-size: 9pt; color: black; font-family: Arial"><font face="Comic Sans MS" size="2">C'était dans le temps d'avant.&nbsp;<br>
  <br>
  Unktehi, le monstre qui vit dans l'eau, provoqua une gigantesque inondation en se battant contre les hommes.</font></span></strong>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 9pt; color: black; font-family: Arial"><br>
    <font face="Comic Sans MS" size="2">Wanka Tanka, le Grand Esprit, laissa faire. On ne sait pourquoi.<br>
    <br>
    Tout fut submergé excepté une colline (celle qui se trouve près du la carrière où la communauté de la grand-mère indienne qui raconta cette histoire, fabrique les pipes sacrées).&nbsp;<br>
    <br>
    Les hommes s'y réfugièrent donc. Mais ça ne dura pas, les eaux montèrent encore jusqu'à recouvrir la colline. Les rochers et les pics se renversèrent sur les hommes. Tous périrent et leur sang se
    coagula en une grande mare.&nbsp;<br>
    <br>
    C'est pourquoi ces lieux sont le tombeau des ancêtres de cette communauté.<br>
    <br>
    Au cours de la catastrophe, Unktehi fut changé en pierre. C'est peut-être la punition du Grand-père Esprit pour avoir provoqué cette catastrophe. Les os d'Unktehi sont dans les
    Badlands.&nbsp;<br>
    <br>
    Son dos forme une longue crête et on peut voir ses vertèbres sur un rang de rochers rouges et jaunes.<br>
    <br>
    Donc, tous périrent sauf une jeune fille qui était très belle. Elle fut sauvée par le grand aigle Wanblee Galeshka. Juste au moment où les eaux allaient la recouvrir, il avait volé vers elle pour
    qu'elle s'accroche à ses pattes.&nbsp;<br>
    <br>
    Il la déposa à son repaire, sur la cime d'un grand arbre qui se trouvait sur le plus haut sommet des Black Hills. C'était le seul endroit épargné par l'inondation. Aujourd'hui ce lieu est
    sacré.<br>
    <br>
    La jeune fille resta ave l'aigle Wanblee qui en fit sa femme. Il faut dire qu'à cette époque, ces choses-là étaient possibles parce que les hommes et les animaux étaient bien plus proches qu'ils
    ne le sont aujourd'hui.&nbsp;<br>
    <br>
    La jeune fille donna à son époux aigle deux jumeaux, un garçon et une fille, qui naquirent au sommet de cette montagne. De nouveau il y avait des hommes sur terre.<br>
    <br>
    Quand les eaux se retirèrent, Wanblee descendit sa petite famille sur la terre en leur demandant de former une nation puissante, la Oyate Lakota.<br>
    <br>
    Les enfants grandirent, qui firent à leur tour des enfants ainsi de suite. Une nation était née, descendant de l'aigle. Voilà pourquoi les Sioux portent une plume d'aigle</font></span></strong>
  </div>
  <div align="center">
    <strong><span style="font-size: 9pt; color: black; font-family: Arial"><br>
    <br></span></strong><strong><span style="font-size: 9pt; color: red; font-family: Arial"><span><span><span><font face="Comic Sans MS" size="2">D'après une légende qui fut racontée par Lame
    Deer,<br>
    une grand-mère Santee (Winner, Dakota du Sud)<br>
    <br>
    <img class="CtreTexte" style="width: 164px; height: 110px" height="350" alt="0108.gif" src="http://idata.over-blog.com/0/00/71/68//0108.gif" width=
    "350"></font></span></span></span></span></strong>
  </div>

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 23 Aug 2007 16:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7dfc85a7c48b405cf8cde624bd776894</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-11946956-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[COMMENT LES PAPILLONS APPRIRENT A VOLER]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-5819546.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Quand la Terre &eacute;tait jeune, aucun papillon ne volait &ccedil;a et l&agrave; dans les airs et n'illuminait les jours de printemps et d'&eacute;t&eacute; de leurs ailes portant les couleurs de l'arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les anc&ecirc;tres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre. </font></span></span></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Ces reptiles &eacute;taient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu'ils se d&eacute;pla&ccedil;aient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beaut&eacute;. </font></span></strong><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /><br /><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">En ces temps-l&agrave;, vivait une jeune femme qui s'appelait Fleur de Printemps et qui &eacute;tait une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil &agrave; la bouche, et ses mains &eacute;taient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui &eacute;taient atteints de fi&egrave;vre ou de br&ucirc;lures. </font></span></span></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Elle posait ses mains sur eux et la fi&egrave;vre aussit&ocirc;t quittait leur corps. Quand elle atteignit l'&acirc;ge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, gr&acirc;ce &agrave; la vision qu'elle avait re&ccedil;ue, elle devint capable de gu&eacute;rir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. </font></span></strong></div>
<strong><span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div align="justify"><br /><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Dans sa vision, d'&eacute;tranges et belles cr&eacute;atures volantes &eacute;taient venues &agrave; elle et lui avaient donn&eacute; le pouvoir de l'arc-en-ciel qu'ils portaient avec eux. Chaque couleur de l'arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de gu&eacute;rison que ces &ecirc;tres volants lui r&eacute;v&eacute;l&egrave;rent. </font></span></div>
</span></strong>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de gu&eacute;rir et qu'au moment de sa mort elle lib&eacute;rerait dans les airs des pouvoirs de gu&eacute;rison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donn&eacute; un nom : Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel. </font></span></strong><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /><br /><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Tandis qu'elle avan&ccedil;ait en &acirc;ge, Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel continuait son travail de gu&eacute;risseuse et dispensait sa gentillesse &agrave; tous ceux qu'elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. </font></span></span></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Ils eurent ensemble deux enfants et les &eacute;lev&egrave;rent pour qu'ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-m&ecirc;mes devinrent plus tard des gu&eacute;risseurs et des voyants. </font></span></strong></div>
<strong><span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div align="justify"><br /><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Tandis qu'elle vieillissait, le pouvoir de Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la r&eacute;gion o&ugrave; elle habitait vinrent &agrave; elle avec leurs malades, lui demandant d'essayer de les gu&eacute;rir. Elle aidait ceux qu'elle pouvait aider. </font></span></div>
</span></strong>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt"><strong><font size="2"><span style="COLOR: windowtext">
<div><strong><font face="Comic Sans MS" size="2"><span style="COLOR: windowtext"></span></font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Mais l'effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l'&eacute;puiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqu&eacute; que des reptiles magnifiquement color&eacute;s venaient toujours pr&egrave;s d'elle quand elle s'asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l'un deux rampait le long de son bras et se mettait pr&egrave;s de son oreille.&nbsp;
<div align="justify"><span><br />
<div align="justify"><font size="2"><span style="COLOR: windowtext">
<div><font size="2"><span style="COLOR: windowtext"><strong>Un jour qu'elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu'&agrave; son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqu&eacute; que lui et ses fr&egrave;res et soeurs lui avaient toujours rendu service.&nbsp;</strong></span></font></div>
<div><font size="2"><span style="COLOR: windowtext"></span></font>&nbsp;</div>
<div><font size="2"><span style="COLOR: windowtext">
<div><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #666699; FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'">&quot;Ma soeur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours &eacute;t&eacute; l&agrave; pendant que tu gu&eacute;rissais, t'assistant gr&acirc;ce aux couleurs de l'arc en ciel que nous portons sur le corps.</span></strong></div>
<div><strong>&nbsp;</strong></div>
<div><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #666699; FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'">A pr&eacute;sent que tu vas passer au monde de l'esprit, nous ne savons comment continuer &agrave; apporter aux hommes la gu&eacute;rison de ces couleurs. </span></strong></div>
</span></font></div>
</span></font></div>
</span></div>
<font color="#666699"><strong><font size="2"></font></strong></font></font></span></strong></div>
</span></font></strong></span></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" color="#666699" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS" color="#666699">Nous sommes li&eacute;s &agrave; la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu'ils verraient. </font></span></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" color="#666699" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS"><font color="#666699">Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d'&ecirc;tre gu&eacute;ris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la gu&eacute;rison qu'ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider &agrave; voler ?&quot;</font> </font></span></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel promit d'essayer. Elle parla de cette conversation &agrave; son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses r&ecirc;ves. </font></span></strong><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /><br /><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Le matin suivant il se r&eacute;veilla, excit&eacute; par le r&ecirc;ve qu'il avait fait. Quand il toucha doucement Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel pour le lui raconter, elle ne r&eacute;pondit pas. Il s'assit pour la regarder de plus pr&egrave;s et il vit que sa femme &eacute;tait pass&eacute;e au monde des esprits pendant la nuit. </font></span></span></strong></div>
<strong><span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div align="justify"><br /><font face="Comic Sans MS"><span style="COLOR: windowtext">Pendant qu'il priait pour son &acirc;me et faisait des pr&eacute;paratifs pour son enterrement, le r&ecirc;ve qu'il avait eu lui revint en m&eacute;moire et cela le r&eacute;conforta. Quand le moment fut venu de porter Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel &agrave; la tombe o&ugrave; elle serait enterr&eacute;e, il regarda sur sa couche et, l'attendant, se trouvait le reptile qu'il pensait y trouver. Il le ramassa avec pr&eacute;caution et l'emporta. </span><br /><br /><span style="COLOR: windowtext">Tandis que l'on mettait le corps de sa femme en terre et qu'on s'appr&ecirc;tait &agrave; le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : </span></font></div>
</span></strong>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS" color="#666699">&quot;Mets-moi sur son &eacute;paule &agrave; pr&eacute;sent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se m&ecirc;lera &agrave; l'esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons &agrave; voler de fa&ccedil;on &agrave; ce que se poursuive le travail de ton &eacute;pouse. Elle m'attend. Pose-moi &agrave; pr&eacute;sent.&quot; </font></span></strong></div>
<strong><span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div align="justify"><br /><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">L'homme fit ce que le reptile lui avait dit et l'enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l'homme resta en arri&egrave;re quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l'amour qu'il avait v&eacute;cu. Soudain, de la tombe sortit en volant une cr&eacute;ature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son &eacute;paule. </font></span></div>
</span></strong><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt">
<div align="justify"><br /><font face="Comic Sans MS"><span style="COLOR: windowtext"><font color="#666699">&quot;Ne sois pas triste, mon &eacute;poux. A pr&eacute;sent ma vision s'est totalement r&eacute;alis&eacute;e, et ceux que j'aiderai d&eacute;sormais &agrave; enseigner apporteront toujours aux autres la bont&eacute; de coeur, la gu&eacute;rison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t'attendrai et te rejoindrai.&quot;</font> </span><br /><br /><span style="COLOR: windowtext">Quand l'homme changea de monde, quelques ann&eacute;es plus tard, et fut enterr&eacute;, ses enfants rest&egrave;rent en arri&egrave;re apr&egrave;s que tous les autres s'en furent all&eacute;s. Ils remarqu&egrave;rent une de ces nouvelles cr&eacute;atures magnifiques qu'ils appelaient papillons, voletant pr&egrave;s de la tombe. </span></font></div>
</span></strong>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">En quelques minutes un autre papillon d'&eacute;gale beaut&eacute; sorti en volant de la tombe de leur p&egrave;re, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils vol&egrave;rent vers le Nord, le lieu du renouveau. </font></span></strong><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt"><br /><br /><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS">Depuis ce temps-l&agrave; les papillons sont toujours avec les hommes, &eacute;clairant l'air et leur vie de leur beaut&eacute;.</font></span></span></strong></div>
<div align="justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS"></font></span></span></strong></div>
<p align="center"><strong><span style="FONT-SIZE: 10pt"><span style="COLOR: windowtext"><font face="Comic Sans MS"><img style="WIDTH: 438px; HEIGHT: 76px" height="89" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/71/68/barreindienbas.gif" width="650" class="CtreTexte" /></font></span></span></strong></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Feb 2007 20:07:13 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">92b6e113ba8df2291f229d1ca515694a</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-5819546-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LE CHIENS, AMIS DE L'HOMME]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-5695217.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Iduga, jeune chasseur de la tribu Sénecas, avait deux chiens, comme lui bons chasseurs. Aussi Induga les aimait-il et en était
    il fier. Les chiens, de leur coté, savaient apprécier l’adresse de leur maître et sa bonté pour eux.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Un jour d’hiver ils partirent tous les trois vers le nord, afin d’aller chasser. Après une longue marche, ils dressèrent leur
    campement dans une forêt. La chasse promettait d’être fructueuse&nbsp;: pendant trois jours, Iduga tua plus de gibier qu’il n’en avait jamais tué à lui seul dans aucune de ses
    expéditions.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Il se reposait le soir du troisième jour lorsque, tout d’un coup, ses chiens se mirent à aboyer et quittant le campement,
    coururent à perdre haleine dans la direction du lac. Induga les suivit une touche à la main.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Après s’être arrêté un instant au pied de l’arbre, l’un des chiens revint vers sont maître et lui dit&nbsp;:</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <em><span style="font-size: 10pt; color: #800080; font-family: Comic Sans MS;"><strong>«&nbsp;Frère, nous allons peut être mourir ce soir. Il y a la bas un animal étrange et tel que nous n’en
    avons jamais vu de semblable&nbsp;»</strong></span></em>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>En effet, arrivé a peu de distance d’un grand sapin, Iduga vit, tout au sommet de l’arbre, éclairée par la lune, une forme qui
    lui sembla terrifiante.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>L’homme distingua nettement une tête où brillaient d’énormes yeux phosphorescents un mufle hideux garni de longue dents aigues
    et il entendit un grognement lugubre.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong><em><span style="color: #993366;">«&nbsp;Laissons le, retournons au campement, nous verrons demain ce que nous pourront
    faire&nbsp;»</span></em> Leur dit il.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Les chiens le suivirent, mais ils dirent&nbsp;:</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: #993366; font-family: Comic Sans MS;"><strong><em>«&nbsp;Frère, demain il era trop tard. Nous allons être attaqués cette nuit. Peut être ne pourrons nous pas
    nous défendre contre cet animal aux griffes énormes. Il vous faut chercher du renfort au village. Courrez y vite. Ne prenez avec vous ni torche, ni flèche, qui generaient votre course. Nous vous
    protégerons et pour cela, nous nous ferons tuer s’il le faut&nbsp;»</em></strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Et le Séneca, comprenant que ses chiens avaient raison, suivit leur conseil. Jetant au loin sa torche, il se à courir de toutes
    ses forces. Il courait depuis un bon moment, lorsqu’il fut rattrapé par l’un des chiens.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong><em><span style="color: #993366;">«&nbsp; L’animal est sur votre piste, nous allons essayer de lui tenir tête jusqu'à ce que
    vous soyez en sûreté. Coures plus vite&nbsp;»</span></em> dit-il.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Iduga essaya d’aller plus vite encore. Les rugissements se rapprochaient de lui. Bientôt, les furieux aboiements des chiens
    indiquèrent que la lutte avait commencé.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>A un moment, il lui sembla que l’avait dû se libérer et se mettre à sa poursuite, car il l’entendait nettement de
    nouveau.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Les chiens rejoignirent sans doute le monstre, car leurs aboiements devinrent féroces, acharnés, désespérés même&nbsp;; puis
    tout à coup, l’un des chiens se tut. Iduga comprit qu’il avaiot succombé et voulut essayer de sauver son compagnon en arrivant, avec ses amis,k à temps pour le défendre. Cette pensé lui donna
    l’energie nécessaire pour continuer de courrir et pour courir plus vite encore.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Enfin&nbsp;; il vit le feux du village briller dans le lointain. Il appela a l’aide et tomba épuisé, incapable d’expliquer ce
    qui était arrivé.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>Lorsqu’il revint à lui, ses amis se mirent à la recherche de la bête féroce afin de l’abattre. Il leur fut impossible de
    retrouver sa piste, mais les traces du combat étaient visibles et sur le sol, à l’endroit où ils avaient desperement lutté, gisaient les ossements des deux braves chiens, morts pour que leur
    maître eût la vie sauve.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Comic Sans MS;"><strong>C’est depuis ce temps là que les Sénecas honorent les chiens et les reconnaissent comme les meilleurs amis de
    l’hommes.</strong></span>
  </div>
  <p align="center">
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/00/71/68/photo-4/spirit-indiens.jpg" style="WIDTH: 307px; HEIGHT: 234px" width="531" height="394">
  </p>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Feb 2007 15:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c125f4c3c5bf92b0beca328d91d890ab</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-5695217-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[POURQUOI LES ANIMAUX ON UN LANGAGE DIFERENT DU NOTRE]]></title>
        <link>http://www.culture-amerindiens.com/article-4207920.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Au moment de la cr&eacute;ation du monde, le Grand Esprit donna la parole &agrave; tous les animaux parcourant la for&ecirc;t ou la plaine, ceux qui nageaient dans les cours d'eau, dans les lacs ou dans les oc&eacute;ans, ceux qui volaient ou planaient dans les airs, tous parlaient la langue des hommes et c'est ainsi qu'ils purent instruire les indiens et les faire profit&eacute;s de leur exp&eacute;rience. </font></strong></p>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le loup et l'ours leur enseign&egrave;rent &agrave; se diriger dans la plaine &agrave; travers la for&ecirc;t ou la montagne, &agrave; suivre une piste.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">L'ours leur apprit en outre ou les abeilles cachaient leur miel, et le castor leur montra comment il fallait s'y prendre pour construire une habitation et trouver les endroits o&ugrave; abondait le poisson.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Les singes, les ratons laveurs et les panth&egrave;res leur apprirent &agrave; s'accrocher aux lianes, &agrave; grimper au sommet des arbres et &agrave; se cacher &agrave; la vue de tous, blottis au milieu des feuillages.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">C'est gr&acirc;ce aux poissons que les hommes surent nager, flotter, remonter le cours des rivi&egrave;res. </font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le cheval enseigna aux indiens &agrave; courir aussi vite que le vent, et le chien, patiemment, leur enseigna l'art de rester de longues heures immobile et aux aguets. S'il leur donna aussi des le&ccedil;ons de fid&eacute;lit&eacute; et de d&eacute;licatesse, le renard, rus&eacute; et malin, fut loin d'agir de m&ecirc;me, car lui se complut &agrave; leur d&eacute;monter comment on pouvait abuser de la confiance, de la cr&eacute;dulit&eacute; et m&ecirc;me de la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; des autres, prenant plaisir &agrave; se vanter de ne jamais se soucier de sentiments ou du bonheur de ceux qui l?entouraient.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Et le hommes, reconnaissant la sagesse des animaux et les services qu'ils leur rendaient, avaient accept&eacute; des les inviter aux conseils qu'ils tenaient, ou l?avis de chacun &eacute;tait respect&eacute; et discut&eacute;. Aucune de leurs r&eacute;unions n?avait donc lieu sans que les animaux ne fussent pr&eacute;venus.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Ceux-ci, en revanche, s'ils tenaient conseil, en pr&eacute;venaient les hommes. Cela &eacute;tait devenu une coutume bien &eacute;tablie, un engagement r&eacute;ciproque et toujours observ&eacute;, par lequel &eacute;tait reconnue l&eacute;galit&eacute; de tous les &ecirc;tres vivants que le Grand Esprit avait plac&eacute;s sur terre. </font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Mais il vint un jour que les animaux n?avaient pas pr&eacute;vu, et ou l?homme, plus intelligent qu'eux, prouva sa sup&eacute;riorit&eacute;. Mettant &agrave; profit les le&ccedil;ons de ses amis, il acquit tout &agrave; la fois le flair du loup et de l'ours, la sagesse et l?habilit&eacute; du castor, l'agilit&eacute; du raton laveur et du singe, la souplesse de la panth&egrave;re, la vitesse du cheval, la fid&eacute;lit&eacute; et la patience du chien et aussi la ruse du renard.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Ce fut, pour le loup et l?ours, une surprise bien d&eacute;sagr&eacute;able lorsqu'ils constat&egrave;rent que non seulement les hommes pouvaient suivre et retrouver la trace de ceux qu'ils cherchaient, mais aussi qu'ils arrivaient &agrave; brouiller leur propre piste, de telle fa&ccedil;on que nul ne pouvait deviner par o&ugrave; ils &eacute;taient pass&eacute;s. Et l'ours s'aper&ccedil;ut aussi que, bien souvent, le hommes arrivaient &agrave; d&eacute;couvrir avant lui le miel quil aimait tant et qui, de ce fait, devenait de plus en plus rare.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Les ratons et les singes avaient beau grimper jusqu'au sommet des arbres, les petits indiens allaient maintenant aussi vite qu'eux. Ils les suivaient de branche en branche et les d&eacute;passaient en riant. Vex&eacute; le vieux raton laveur d&eacute;cida d'aller se cacher au plus profond de la for&ecirc;t, loin de leurs rires, et le singe refusa de se m&ecirc;ler davantage &agrave; leurs jeux.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le cheval n'&eacute;tait plus sur de gagner &agrave; la course. Il voyait les jeunes gens s'entrainer afin de rivaliser de vitesse avec lui, et bient&ocirc;t ceux-ci devinrent si adroits qu?ils arrivaient m&ecirc;me &agrave; lui monter sur le dos.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">La panth&egrave;re, elle aussi, se sentit bien souvent humili&eacute;e. Parfois, blottie au milieu de branches, elle se croyait isol&eacute;e, loin de tous les regards, lorsqu'un appel connu la tirait de sa torpeur. Son oeil per&ccedil;ant avait beau chercher ou &eacute;tait celui qui la guettait, rien ne remuait, elle ne distinguait aucun &ecirc;tre vivant&nbsp;; mais, des qu'elle fermait les yeux, l?appel retentissait de nouveau et cela continuait ainsi jusqu?au moment o&ugrave; un jeune indien apparaissaient et se moquait d'elle, parce qu'elle n'avait pas su mieux se cacher.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le renard lui-m&ecirc;me fut bient&ocirc;t incapable de jouer des tours &agrave; ses amis. Les hommes essaient devenus plus malins que lui. C'est en vain qu'il essayait de montrer son adresse et son intelligence. Il avait beau vouloir brouiller a piste, traversant des ruisseaux, contournant les collines, se fourrant dans les buissons, l'indien le retrouvait toujours et prenait plaisir &agrave; lui tirer la queue au&nbsp;moment o&ugrave; il s'y attendait le moins.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Ce n'&eacute;tait pas par m&eacute;chancet&eacute; que les hommes se conduisaient ainsi. Ils voulaient ce distraire et s'amuser. Ils agissaient envers les animaux comme ils le faisaient entre eux&nbsp;; mais les b&ecirc;tes ne comprenaient pas et, peu &agrave; peu, elles se mirent &agrave; d&eacute;tester leurs amis d?autrefois.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify">
<div><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Lorsque le loup s'aper&ccedil;ut un jour que les hommes regardaient sa fourrure avec envie, il prit peur et s'imagina qu'ils allaient peut &ecirc;tre la lui prendre, pour s'en couvrir le corps, ou pour s'&eacute;tendre plus confortable sur le sol. </font></strong></div>
<div><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Il parla longuement de sa crainte &agrave; l'ours, fort cr&eacute;dule de a nature. Tous deux se mont&egrave;rent la t&ecirc;te et bient&ocirc;t, l?imagination aidant, il ne fut plus question de crainte mais de certitude. </font></strong></div>
<div><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">L'ours effray&eacute;, &eacute;coutait les paroles du loup. Peu a peu, il se rappelait avoir souvent remarqu&eacute; que les femmes aimaient &agrave; t&acirc;ter l?&eacute;paisseur de sa toison. </font></strong></div>
<div><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Il ne douta pas instant que le loup n'eut raison et tous deux sem&egrave;rent la panique parmi les autres animaux. Ce f&ucirc;t alors que, d?un commun accord, ceux-ci d&eacute;cid&egrave;rent de se r&eacute;unir en conseil. </font></strong></div>
</div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Au lieu que ce conseil se tint, comme &agrave; l'ordinaire et selon les r&eacute;gles &eacute;tablie, dans la plaine, au su et au vu de tous les &ecirc;tres vivants, il fut convenu qu'il se tiendrait au plus profond de la for&ecirc;t et &agrave; un moment de la nuit o&ugrave; les hommes endormis ne pourraient se rendre compte de ce qui se passait.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le loup ouvrir la s&eacute;ance.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Exag&eacute;rant les griefs, employant de grands mots, n'h&eacute;sitant pas &agrave; d&eacute;clarer comme certain ce qui n'&eacute;tait que supposition, il voulut prouver &agrave; tous que la race humaine &eacute;tait un danger pour eux et termina en d&eacute;clarant&nbsp;:</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;j'ai longuement r&eacute;fl&eacute;chi et je suis sur que seule l'extermination de tous les indiens peut rendre notre vie aussi agr&eacute;able qu'elle l?&eacute;tait autrefois, quand les hommes ne savaient rien et ne pouvaient rien faire. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Groupons nous donc et entrons dans les villages avant la lever du soleil. Tuons les tous, homme et femmes, vieillards et enfants, et nous serons de nouveau libres et heureux &agrave; jamais.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">L'ours, moins cruel et plus noble, r&eacute;pondit&nbsp;:</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Nous avons, certes, tout &agrave; craindre, et nous ne pouvons nous r&eacute;soudre &agrave; vivre dans les conditions actuelles, &agrave; cause des dangers qui nous menacent, mais nous ne pouvons attaquer ainsi &agrave; l'improviste. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Ce serait un massacre que le Grand Esprit ne nous pardonnerait pas. D&eacute;clarons donc la guerre aux indiens et que ce soit une lutte ouverte et loyale. D'ailleurs, en unissant nos forces, il nous sera facile d'avoir le dessus.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le castor pensa qu'il serait pr&eacute;f&eacute;rable d'attendre un peu&nbsp;: </font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;L'hiver est proche, dit-il. Laissons le venir et, lorsqu'il sera &agrave; son apog&eacute;e, que les rivi&egrave;res seront glac&eacute;es et que la bise soufflera en rafales, unissons-nous pour abattre les maisons des hommes et pour &eacute;parpiller et d&eacute;truire leur provision de bois. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Ils resteront alors expos&eacute;s au froid et au vent du Nord et, pour que nous les aidions &agrave; s'abriter et &agrave; se chauffer, ils accepteront les propositions que nous leur ferons en vue d'adopter de nouvelles mani&egrave;res de vivre avec nous et de nous traiter.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">En entendant ces mots, le renard partit d'un grand &eacute;clat de rire&nbsp;:</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&laquo;&nbsp;Fous que vous &ecirc;tes&nbsp;! D&eacute;clara t-il. Ils&nbsp;promettront, mais je ne connais la valeur des promesse&nbsp;; elles seront oubli&eacute;es d&egrave;s que reviendront les beaux jours et les hommes ne penseront plus alors qu'a se venger du mauvais tour que nous leur auront jou&eacute;.&nbsp;&raquo;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">La discussion continua ainsi longtemps. Selon leur temp&eacute;rament ou leurs dispositions, les uns proposaient une chose, les autres une autre.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le cheval et le chien &eacute;coutaient. Ils n'approuvaient rien. Ils ne comprenaient pas bien pourquoi on s'en prenait ainsi, tout &agrave; coup, aux &ecirc;tres humains. Ceux-ci n'&eacute;taient ils pas le plus souvent de bons voisins&nbsp;? </font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Sans doute se montraient ils parfois plus habiles que les animaux, mais cela &eacute;tait d&ucirc; &agrave; leur intelligence. Il n'y avait chez eux ni m&eacute;chancet&eacute;, ni intention de nuire, et en se montrant plus compr&eacute;hensif, on pouvait facilement vivre en bonne compagnie avec eux.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Mes anc&ecirc;tres et les indiens ont toujours &eacute;t&eacute; amis, <font color="#000000">dit le chaval.</font> Jamais l'ombre d'une m&eacute;sentente n'a troubl&eacute; leurs relations et il m'est p&eacute;nible de penser que nous pourrions continuer &agrave; vivre comme par le pass&eacute;. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Pourtant, si vous craigniez vraiment les hommes, pourquoi ne pas les &eacute;loigner de nous sans attenter &agrave; leur vie&nbsp;? </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Offrons nous d'&ecirc;tre des n&ocirc;tres, pour une longue exp&eacute;dition qui les entra&icirc;nera loin d'ici, de l'autre cot&eacute; des montagnes.</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;L'aigle m'a dit qu'il y avait l&agrave;-bas de grands lacs, de belles prairies et d'immenses for&ecirc;ts, o&ugrave; ils pourraient &ecirc;tre heureux. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Ils ont braves, ils aiment l'aventure, ils accepteront sans doute. Une fois l&agrave; bas nous leur demanderons d'y rester et ceux d?entre nous qui le voudront reviendront vivre en paix, sans crainte de voir leur miel vol&eacute; par de plus adroit qu'eux, ou leur fourrure envi&eacute;e par les femmes. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>C'est tout ce que je puis sugg&eacute;rer, car je ne d&eacute;sire pas consid&eacute;rer les hommes comme des ennemis et je refuse de m'associer &agrave; vous pour leur nuire.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Vous parlez comme un sot, <font color="#000000">r&eacute;pondit la panth&egrave;re</font>. Vous voulez &eacute;pargner les hommes et vous ne comprenez pas qu'ils sont &agrave; craindre, qu'ils nous conduiront graduellement &agrave; n&ocirc;tre perte, en nous privent de tout ce qui nous est cher, y compris notre libert&eacute; et notre ind&eacute;pendance. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Votre &nbsp;id&eacute;e de les abandonner dans la prairie au del&agrave; des montagnes est stupide. A peine serons nous partis qu'ils e mettons en route pour revenir eux aussi dans leurs anciens villages afin de retrouver la for&ecirc;t, le lac ou le cours d'eau qu'ils aiment parce qu'ils en connaissent chaque d&eacute;tour, chaque ive, chaque pierre. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Une fois de retour ils se vengeront et nous tuerons sans merci.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le raton laveur se leva alors pour prendre la parole. C'&eacute;tait un des plus anciens parmi les animaux. On le connaissait comme sage et les hommes m&ecirc;me &eacute;coutaient volontiers ses conseils.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 9pt"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas de l'avis de la panth&egrave;re, dit-il, car les indiens ne m'ont jamais fait grand tort. Je pense toutefois qu'ils deviennent plus vers&eacute; que nous dans tout ce qui se rapporte au bois ou &agrave; la rivi&egrave;re. </strong></font></span></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 9pt"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Nul artifice ne leur &eacute;chappe. Ils vont bient&ocirc;t &ecirc;tre trop habiles et trop puissants&nbsp;; ce sera pour nous un danger de chaque jour et, &agrave; cause de cela, je suis de l'avis du castor. Pensons s&eacute;rieusement &agrave; l?accord que nous pourrions avoir avec eux. </strong></font></span></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><span style="FONT-SIZE: 9pt"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Lorsque tous les termes en auront &eacute;t&eacute; pes&eacute;s, que nous aurons bien tir&eacute; nos plans, obligeons les, par la force s'il le faut, &agrave; accepter nos conditions et surtout, veillons &agrave; ce qu'ils tiennent leurs promesses.&nbsp;&raquo;</strong></font></span></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Nous n'aboutirons &agrave; rien si nous nous y prenons ainsi, <font color="#000000">dit le renard.</font> Usons plut&ocirc;t de ruse. Laissons leur croire que nous sommes toujours leurs amis, mais d&eacute;truisons leurs ma&iuml;s qu'ils s&egrave;ment, d&eacute;tachons de leurs amarres leurs bateaux et les filets qui iront se perdre dans les rapides. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Qu'ils soient affam&eacute;s, et nous pourrons plus facilement leur faire admettre le pacte que proposent le castor et le raton. Croyez moi, cette id&eacute;e est la meilleure. Pensez y bien et je suis s&ucirc;r que vous l'adopterez.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le chien &eacute;tait rest&eacute; pensif et silencieux.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify">
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong></strong></font></div>
<font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>
<div align="justify"><font color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Jusqu'ici, dit-il, je ne m'&eacute;tais jamais rendu compte que j'&eacute;tais diff&eacute;rent des hommes. Je regrette d'avoir eu la faiblesse d?accepter de me joindre &agrave; vous pour une s&eacute;ance de conseil o&ugrave; ils n'&eacute;taient pas invit&eacute;s. </strong></font></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify"><font color="#333399" size="2"><strong>Ceci est un contraire &agrave; l'ordre &eacute;tabli, convenu entre nous apr&egrave;s que le Grand Esprit nous eut tous r&eacute;unis dans ce pays. Je crains fort que nous n?ayons &agrave; nous en repentir. Il me semble que les indiens nous ont toujours trait&eacute;s avec bont&eacute; et avec justice. </strong></font></div>
&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Lorsqu'il fait froid l'hiver et que nous manquons de nourriture, ne nous ont-ils pas accept&eacute;s dans leurs maisons et n'ont-ils pas partag&eacute; leurs provisions avec nous&nbsp;? Sans eux, certains d'entre nous n?auraient pu r&eacute;sister au vent du Nord ni aux rigueurs de la mauvaise saison. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Reconnaissez que jamais un indien n'a refus&eacute; d'aider un animal bless&eacute; ou malade. Il est certain que nous leur avons appris beaucoup&nbsp;; jusqu'ici cela ne nous a gu&egrave;re vraiment port&eacute; pr&eacute;judice. Nous envions leur intelligence, mais ce n?est pas une raison pour vouloir les exterminer. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Je ne peux pas et je ne veux pas &ecirc;tre des v&ocirc;tre, si vous persistez &agrave; vous liguer contre nos amis et je vous pr&eacute;viens que si vous d&eacute;cidez de leur faire du mal, je quitterai le conseil&nbsp;; j'irai les pr&eacute;venir du danger qui le menace, et en cas de besoin, je les aiderai &agrave; e d&eacute;fendre contre vous.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Ces paroles d&eacute;clench&egrave;rent une certaine confusion dans l'assembl&eacute;e. Le cheval pensait comme son ami et le disait hautement. La gent des oiseaux trop petit craignait de donner ouvertement son avis car l'aigle, jaloux de garder son prestige, leur lan&ccedil;ait des regards &agrave; la fois d&eacute;daigneux et mena&ccedil;ants. Ils n'osaient hausser la voix, mais c'est tout le coeur qu'ils approuvaient le cheval, et c'&eacute;taient entre eux des chuchotements sans fin.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Les deux plus f&acirc;ch&eacute;s parmi les animaux &eacute;taient certes le loup et la panth&egrave;re, qui trait&egrave;rent le chien de poltron et de tra&icirc;tre.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Vous &ecirc;tes gris&eacute; par les louanges et les flatteries des jeunes filles et enfants, <font color="#000000">dit le loup</font>. Les femmes vous demandent de veiller sur leurs papooses et vous le faites. Vous laisser les petits vous tirer sur la queue et les oreilles, sans rien dire. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Vous acceptez de garder la maison et de tenir compagnie aux vieillards. Vous aimez les hommes et vous n'osez rien leur refuser. Vos complaisances font de vous un &ecirc;tre m&eacute;prisable.&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Vous vous &ecirc;tes vendu pour des g&acirc;teaux de ma&iuml;s dess&eacute;ch&eacute;s et rassis trop dur pour les dents de ceux qui se disent vos amis, et qu'ils vous donnent parce qu'ils ne peuvent les manger, ou parce qu'ils en ont trop, ajouta la panth&egrave;re. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Vous ne pensez qu'aux caresses des femmes, vous les regardez avec des yeux brillants d?affection. Une flatterie vous fait perdre toute dignit&eacute; et tout bon sens.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Ces paroles, et plus encore le ton haineux avec lequel elles furent prononc&eacute;es, soulev&egrave;rent un mouvement g&eacute;n&eacute;ral. Chacun voulut dire son mot, approuvent ou d&eacute;sapprouvent selon le cas.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">L'aigle avait toujours son regarde fixe et hautain, mais les petits oiseaux manifestaient par des battements d'ailes et des piaillement aigus&nbsp;; l'ours grommelait, sans qu'on s&ucirc;t exactement ce qu'il voulait dire&nbsp;; le castor et le raton laveur discutaient entre eux.</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Le chien restait calme et digne au milieu de ce vacarme. C'est alors que le cheval se leva de nouveau. Il alla se planter devant le loup et la panth&egrave;re, qui se trouvait c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te. </font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Je prend fais et cause pour mon ami le chien, dit-il. Je vous d&eacute;fends de l'insulter et de le diffamer, comme vous venez de le faire. Le chien est mon fr&egrave;re. Je l'aime, parce qu'il est &agrave; la fois affectueux, noble et courageux et parce qu'on peut toujours avoir confiance en lui. Vous le loup et la panth&egrave;re, vous vous vantez d'&ecirc;tre braves, l'&ecirc;tes vous r&eacute;ellement&nbsp;? </strong></font></div>
<div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Vous semblez croire que la bravoure consiste a attaquer l&acirc;chement et &agrave; tuer. La bravoure est bien autre chose. Est vous qui comme le chien, vous &eacute;lanciez au milieu des flammes de la for&ecirc;t, pour en sauver les animaux, les hommes en d&eacute;tresse&nbsp;? </strong></font></div>
<div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Est-ce vous, qui comme lui, au moment de la chute des neiges, quand les cours d'eau d&eacute;bordent de leur lit, vous jetteriez au milieu des flots en furie, pour ramener &agrave; terre un compagnon qui se noie, ou qui vous exposeriez au froid et &agrave; la faim, pour retrouver dans la montagne un animal bless&eacute; ayant besoin d?aide ou de secours&nbsp;? </strong></font></div>
<div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Je reste donc au c&ocirc;t&eacute; de mon ami. Je l'accompagnerai chez les indiens et, avec lui, je les aiderai au besoin &agrave; se d&eacute;fendre contre vous.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">A peine avait il fini de parler que le Grand Eprit se trouva tout d'un coup debout au milieu d'eux. Nul ne l?avait vu venir, nul ne sait comment il vint. Calme et majestueux, il s'assit au centre du cercle qui se forma autour de lui et il&nbsp;dit&nbsp;: </font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&laquo;&nbsp;le bruit de votre discussion est venu jusqu'&agrave; moi. C?est avec tristesse que je vous ai &eacute;cout&eacute; du haut du c&eacute;leste terrain de chasse. J'ai pens&eacute; qu'il fallait que je descende parmi vous, afin de remettre les choses au point. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Je vois que d&eacute;sormais, les relations qui existaient autrefois entre les indiens et vous ne peuvent continuer et je le regrette. J'aurais aim&eacute; vous voir tous heureux et j'avais esp&eacute;r&eacute; que vous sauriez mieux vous comprendre et &nbsp;vivre en paix, en attendant de venir ne rejoindre dans les terres de l'au-del&agrave;. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Puisque cela est impossible, je me trouve dans l'obligation de tout changer et, pour que tout change r&eacute;ellement, je vais vous donner &agrave; chaque un langage diff&eacute;rent de celui des indiens. D&eacute;sormais, vous ne pourrez plus parler avec eux et vous ne comprendre plus ce qu'ils diront. Je leur expliquerai la raison de ce changement et leur dirai ce qui s'est pass&eacute; cette nuit. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>D&eacute;sormais aussi, toi panth&egrave;re et toi loup, vous subirez le sort que vous vouliez voir subir aux hommes. Ce sont eux que vous chasseront et vous mettront &agrave; mort afin d'&eacute;viter vos attaque impr&eacute;vue. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Toi raton laveur, et toi castor qui n'h&eacute;sitiez pas &agrave; voir exposer vos amis au froid piquant de l'hiver, vous leur donnerez votre &eacute;paisse fourrure, afin qu?ils puissent s'en v&ecirc;tir et prot&eacute;ger conte le froid leurs femmes et leurs enfants. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Toi renard, qui trouvais plaisir l?id&eacute;e de les r&eacute;duire au besoin, tu pourras essayer de leur jouer de mauvais tours, les hommes sauront te prendre au pi&egrave;ge, se moquer de toi et de ta fourrure aussi sera d'un grand pris pour eux. </strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>D&eacute;sormais, seuls le chien et le cheval sauront les comprendre leurs amis&nbsp;; mais parce qu'ils ont manqu&eacute; &agrave; leur devoir en assistant &agrave; un conseil o&ugrave; ils savaient que les hommes ne seraient pas invit&eacute;s, ceux-ci ne les comprendront plus comme autrefois tout en restant unis &agrave; eux par les liens de l'amiti&eacute;.</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>&nbsp;</strong></font></div>
<div align="justify"><font face="Comic Sans MS" color="#333399" size="2"><strong>Vous pouvez donc, chien et cheval continuer &agrave; vivre comme par le pass&eacute; aupr&egrave;s de familles indiennes. Vous serez pr&eacute;sents &agrave; leurs f&ecirc;tes, vous partagerez leurs joies et leurs peines, vous les aiderez dans leurs chasses. Les jeunes filles et les enfants n'auront pas peur de vous et ils continueront &agrave; vous aimer.&nbsp;&raquo;</strong></font></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Ayant dit cela, le Grand Esprit disparut on ne sait comment. La place qu'il occupait resta vide, et les animaux, constern&eacute;, se dispers&egrave;rent e silence. Lorsque peu &agrave; peu, ils se hal&egrave;rent enfin &agrave; aller de nouveau roder pr&egrave;s du village, ils ne comprenaient plus les hommes. </font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Les hommes ne les comprenaient plus et avaient appris &agrave; e m&eacute;fier d'eux. C'est pourquoi, ils s'&eacute;loign&egrave;rent, pour vivre d&eacute;sormais loin des habitations, dans la for&ecirc;t ou dans la plaine, se cachant le plus souvent parmi les buissons ou dans la brousse. </font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<div align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2">Seuls le cheval et le chien rest&egrave;rent aupr&egrave;s des indiens et continu&egrave;rent &agrave; vivre avec eux, partagent leur bonne ou leur mauvaise fortune, toujours heureux de se sentir aim&eacute;s et appr&eacute;ci&eacute;s de leurs amis.</font></strong></div>
<p align="justify"><strong><font face="Comic Sans MS" size="2"><img class="CtreTexte" height="63" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/71/68/0269.gif" width="350" /></font></strong></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Oct 2006 22:19:26 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">84612227123f9e43b419cbd7973e601f</guid>
                <category>Legendes et Contes</category>        <comments>http://www.culture-amerindiens.com/article-4207920-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
