AMERINDIEN / AMERINDIENS / INDIENS D'AMERIQUE

" Frère, notre territoire était grand et le vôtre petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures.   Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas.   Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.   Frère, continue à écouter.   Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable.   Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les blancs vous prêchez, nous serons malheureux ici-bas.   Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles ?   Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet ?   Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le même livre ?   Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que la religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils.   Nous aussi nous avons une religoin que nos ancêtres ont reçue et nous ont retransmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière.   Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis.   Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce-que c'est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit " Sa-go-ye-wat-ha, ou Red Jacket, chef Seneca (Iroquois) et grand orateur des Six Nations.

  " Lorsque le dernier homme rouge aura péri, et que le souvenir de ma tribu sera devenu un mythe parmi les hommes blancs, ces rivages s'animeront des morts invisibles de ma tribu.   Quand les enfants de vos enfants se croiront seuls dans les champs, les boutiques ou le silence des bois sans chemin, ils ne seront pas seuls.   La nuit, quand les rues de vos villes seront désertes, elles seront remplies des multitudes de revenants qu'elles contenaient jadis et qui aiment encore ce beau pays. Et l'homme blanc ne sera jamais seul.   Qu'il soit juste et traite mon Peuple avec bonté, car les morts ne sont pas sans pouvoir.   Morts, ai-je dit ? Il n'y a pas de mort. Seulement un changement de mondes".   Indien de la tribu des Dwamish en 1855   Vous êtes déja si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les européens ?   Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forçé de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition ?   L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses deux jambes, qui sait que la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie.   En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron.   Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne.   Je suis le maître de ma condition.   Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plait, je suis le premier et le dernier de ma Nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.   Il n'en est pas de même pour toi.   Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi.   Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit.   Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins...   Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne.   N'est-ce pas vrai ?   KONDIARIONK, chef Huron, s'adressant au Baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve.
Mer 24 mai 2006 3 commentaires
toujours un plaisir de te rendre une petite visite. Bon dimanche et gros bisous du vieux sorcier
honorius - le 27/05/2006 à 14h54
Bonjour, super contente de ta visite. Gros bisous a toi aussi // NATH
Nath

Bonjour. Je suis soufflé par ton site, c'est une vraie mine d'or côté documentation.


Je reviendrai et je colle ton lien sur ma page !


Jean

jean - le 23/06/2006 à 14h00
Bonsoir, Merci de m'avoir rajouté dans vos liens. Si mon blog a pu vou aidez a decouvrir cette si belle culture je suis heureuse; Amitier // NATH
Nath

La citation du chef Huron, KONDARIONK, m' a secouée. J'en ai pleuré car je ressens que c'est bien vrai. Et comment pourrai-je (pourrions-nous, nous occidentaux) vivre avec leur vision ici ? je le fais à ma manière mais pas comme je voudrais évidemment. Il me semble impossible de revenir à ce monde la mais ce qui me sauve, c'est de m'occuper de ma petite Terre, d'en prendre soin, d'aller me promener pied nus sur la Terre, d'écouter le vent, d'admirer mon pays.


j'ai un rêve : celui de rencontrer un vrai Indien, qui m'apprendrait ces beaux préceptes, pour que je puisse les retransmettre aux enfants.


Suis de tout coeur avec vous.


Bien à vous


Pascale


 

Deram - le 17/07/2006 à 14h22
Bonjour. Malheureusement on ne pourra jamais avoir la même vision que les amerindiens on est trop attaché a notre petit confort. Peut être pourrons nous évolué envers le respect de la nature mais cela va être très dur je pense. A nous personne qui aimons la nature tout comment toi apparement d'essayé de faire notre maximun pour la protéger et la respecter. Merci pour ce très beau commentaire et cette très belle vision sur se peuple. Amitier // NATH
Nath