Le nom Comanche a deux explications. Le nom viendrait de l’espagnol « camino ancho » signifiant large piste, grand chemin ou
bien d’un mot Ute signifiant « ennemi, ceux qui nous combattent toujours. Ils également été appelés Paducah par les premiers explorateurs Français et Américains
Les Comanches s’appellent eux même Mununuh « le peuple ».
LANGUE
Ils parlent une langue Uto-azteque. Cette langue est proche de celle des Utes et des Shoshones dont ils se seraient sépares au
XVIIè siècle pour s’éloigner vers les plaines du sud.
TRIBU
Les Comanches comptent une dizaine de tribus distinctes dont les principales sont au nord les Kwahadis et les Yamparikas, et
les Penatekas au sud. Forts de trente mille à quarante mille personnes au XVIIIè siècle, les Comanches constituaient l’une des nations les plus nombreuses et les plus puissantes d’Amérique du
Nord.
TERRITOIRE
Le territoire des Comanches allaient de la zone du Colorado jusqu’au Rio grande au texas. Ce territoire aussi appelé le grand
désert américain regorgeait autrefois de bisons, de chevreuil, d’antilopes, d’ours et de loups. Tous ces animaux étaient chassés sauf le loup qui était considéré comme un animal sacré. Ils
récoltaient des pommes de terre, des fruits, des noix et des baies. Leurs alimentations étaient donc très varié.
VIE QUOTIDIENNE
Les femmes s’occupaient de l’éducation des enfants, nettoyaient le tepee, et préparaient les repas. Elles étaient également
chargées avec l’aide des enfants de plier les tepees en peaux et préparaient le départ.
Lorsque les enfants grandissaient, la tribu acceptait leurs erreurs dans le but d’apprendre.
Quand aux hommes, ils partaient à la chasse et s’entraînait énormément à monter a cheval. Ils devaient savoir chasser et
combattre. Lors de combat, ils utilisaient des lances, des boucliers, des arcs et des flèches, des grands couteaux pour se battre au corps à corps.
Plus les hommes vieillissaient plus on attendait d’eux d’être des amis et de ne pas se vanter, ni de vouloir prouver leur
masculinité.
La richesse chez les comanches était calculer sur le nombre de chevaux que possédait la famille.
LE CHEVAL
Le cheval a été un élément important dans leur culture. Certain historien pense que c’est du à la recherche de nouvelles source
d’approvisionnement. Ils pourraient être le premier peuple amérindiens des plaines a intégré le cheval dans leur culture et à faire découvrir cet animal auprès des autres Tribus des
plaines.
Vers le milieu du 10ème siècle, ils fournissaient des chevaux aux commerçants, aux colons Français et Américains et ensuite aux migrants traversant leur territoire sur la route de la ruée vers l’or californien. Beaucoup de ces chevaux étaient volés et les Comanches acquirent bientôt une réputation formidables voleurs de chevaux et plus tard de bétail.
Leurs victimes comprenaient les colons espagnols et américains, ainsi que les autres tribus des Plaines, ce qui menait souvent à la guerre. Ils étaient des adversaires redoutables, qui développèrent des stratégies complètes pour le combat à cheval avec des armes traditionnelles. Ils étaient de très bon cavalier.
Les comanches apprenaient à monter à cheval des leur plus jeune age. Ils montaient le cheval à cru et utilisait par moment des couvertures en remplacement des selles. Pour éviter le frottement avec le pelage du cheval, ils portaient des pagnes et des mocassins.
CODE
Un groupe de soldats Comanche on été employé pendant la seconde guerre mondiale pour coder et transmettre des messages de l’armée américaine. Ce qui a été appelé plus tard le code comanche.
LES GUERRES
Avec les Apaches et les espagnols :
Leur migration vers le sud les mit en conflit avec les apaches qui vivaient dans la région et qui eux commencèrent à migrer vers le Texas et le nouveau Mexique habité principalement par les espagnols.
Les Espagnols offrirent de l'aide aux Apaches dans leurs guerres contre les Comanches, mais ces efforts échouèrent la plupart du temps. Les Apaches durent quitter les Plaines du Sud vers le milieu du siècle.
À ce moment, les Comanches dominaient l'espace entourant le Texas Panhandle, incluant l'ouest de l'Oklahoma et le nord-est du Nouveau-Mexique.
Avec les colons :
Les comanches avaient des relations ambiguës avec les européens et les colons. Ils étaient apprécies comme partenaires commerciaux, mais égalements très craints pour leurs raids.
Souvent ils étaient en guerre et surtout avec les différentes tribus des grands plaines, laissant aussi la possibilité aux puissances coloniales européennes et aux-etats-unis de manipuler politiquement les groupes rivaux.
Le président du Texas Sam Houston a failli faire signer un traité de paix aux comanches mais ses efforts furent détruits lorsque le pouvoir législatif texan refusa de mettre en place une frontière officielle entre le Texas et le territoire des comanches.
QUELQUES DATES
Les comanches arrivaient à maintenir leur indépendance et même à agrandir leur territoire. Mais vers le milieu su 10e siècle une vague d’épidémies introduite par les colons blancs décima plus de la moitié de la tribu.
D’autres épidémies on diminué la population : 1817 – 1848 la petite vérole et 1849 le choléra.De ce faite la population chuta de 20 000 au mileu du siècle à seulement quelques milliers vers 1870.
Le déplacement des comanches dans les réserves commencèrent à la fin des années 1860 avec le traité de médecine Lodge de 1867 qui accordait des églises, des écoles et un revenu annuel en échange d’un vaste terrain d’un peu plus de 160 000 km².
Le gouvernement avait promis d’arrêter les chasseurs de bison, qui massacraient les grands troupeaux des plaine, à condition que les comanches, avec les Apaches, les Kiowas, les Cheyennes et les Arapahos sont installé dans une réserve de moins de 13 000 km² de superficie.
Malheureusement le gouvernement ne pu empêcher les chasseurs de massacrer les troupeaux de bisons, ce qui amena les Comanches menés par ISA TAI (White Eagle) à attaquer un groupe de chasseur dans la region du Texas Panhandle lors de la bataille de Adobe Walls en 1874.
Ce fut un désastre pour les Comanches et l’armée fut appelée pour ramener les restes du groupe Comanches dans la réserve. Le massacre des bisons mis fin au mode de vie des chasseurs comanches.
En 1875, le dernier groupe de Comanche libres, mené par le guerrier Quahadi nommé Quanah Parker, capitula et parti dans la réserve de fort Sill dans l’Oklahoma.
En 1892 gouvernement négocia un nouveau traité avec les Comanches, les Kiowas et les Apaches réduisant encore leur réserve à 1940 km² pour le prix de 308.88 dollars par kilomètre carré.Chaque tribu obtint un territoire correspondant à un lopin de terre de 0,6 km² par membre de la tribu.
En 1906, on accorde de nouveaux lopins de terre à tous les enfants nés après le Jerome Agreement, et la terre restante fut ouverte à l'installation des colons.Les Comanches n’étaient pas préparés pour la vie écomique occidental moderne. Beaucoup perdirent ce qu’ils restaitn de leur terre et de leurs possessions.
Lors de la seconde guerre mondiale, beaucop de comanches quittèrent la réserves de l’oklahoma à la recherche d’opportunités financieres dans la région de la califormie et dans le sud ouest.
DE NOS JOURS
C’est le peuple amerindiens les mieux eduques des etats unis. Pres de la motié de la population comanche habire toujours dans la région de l’oklahoma autour de la ville de Lawton. . C'est le lieu du pow-wow annuel, lorsque les Comanches de tout le pays se réunissent pour célébrer leur héritage et leur culture.
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This Is The Best World Music - Native Indians ( Part1 )
This Is The Best World Music - Native Indians ( Part2 )





Apalachee
Arapahoe
Tribe of the Wind River Reservation (Wyoming)
Aroostook
Band of Micmac (Maine)
























































































· La où sont mes pieds, je suis à ma place.
· La Terre n'est pas un don de nos parents. Ce sont nos enfants qui nous la prêtent.
· Marche en harmonie avec l'univers navajo tout en étant conscient de ce que tu es.
· Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas. Prophétie d'un Amérindien Cree.
· Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d'y rester.
· Rien ne peut être vendu. Cette terre nous ne pouvons pas la vendre car elle ne nous appartient pas. Nous ne pouvons pas vendre la vie des animaux et des hommes. Pourquoi ne pas vendre l'air ou la mer immense ?
· La terre a un chant. Elle porte le sons de l'univers. Chaque créature à un chant. Chaque plante à un chant.
· La terre est notre corps. Notre esprit vient du soleil et notre passé est une étincelle du soleil.
· Le sol sur lequel nous nous tenons est un sol sacré. Il est le sang de nos ancêtres. Chef Plenty Coups, Crow
· Je suis en accord avec la terre
· Le pouvoir d'une chose ou d'un acte se trouve dans la signification que nous en avons.
· Ecoute sinon ta langue te rendra sourd !
· Que le Grand-Esprit guide nos pas sur la route de la vie. Respectons sa creation, notre mère la Terre, et préservons-la afin qu'elle nous préserve.
· Les guerres sont livrées pour savoir qui possède la terre, mais au bout du compte, c’est elle qui nous possède. Celui qui ose affirmer la posséder, ne repose-t-il pas sous elle? Cochise, Apache Chiricahua
· Chaque pas fait sur elle (la terre) devrait être reconnu comme une prière.
· Les âmes des morts restent là où ils ont vécu. Lorsqu'il n'y a pas de bruit, pas de vent, on entend les esprits.
· Ne nous appelez pas Sioux, nous a-t-on mille fois répété. C’est le nom que nous a donné l’Homme Blanc. Nous sommes les Lakotas.
· Les hommes d’aujourd’hui recherchent les connaissances, pas la sagesse. Les connaissances concernent le passé, la sagesse l’avenir.
· Ne faites pas de mal aux arbres, ni à la terre, ni à la mer !
· L’amitié entre deux personnes dépend de la patience de chacun. Proverbe amérindien
· Les oiseaux quittent la terre avec leurs ailes, et nous, les hommes, pouvons également quitter ce monde, non pas avec des ailes mais dans l'esprit.
· "Nous autres les Indiens avons toujours aimé et respecté la nature. Que des hommes tentent de la modifier, nous préoccupe énormément. Sachez qu'il est toujours plus difficile de rétablir l'équilibre naturel que de produire un déséquilibre. L'homme n'est pas né sur Terre pour corriger la nature, mais pour en être le fidèle gardien."
· La terre est notre corps. Notre esprit vient du soleil et notre pensée est une étincelle du soleil.
· Que le Grand-Esprit guide nos pas sur la route de la vie. Respectons sa création, notre Mère la Terre, et préservons-la afin qu'elle nous préserve.
· Le destin s'écoule comme le torrent, d'une manière irrévocable. Celui qui lui résiste retourne grain par grain au rivage de sable. Indiens Algonquins
· Celui qui n'est pas prêt a affronter la mort au terme de sa vie, ne sera pas en paix quand tombera la nuit. Indiens Chippewa du lac Huron.
· Seuls ceux qui espèrent peuvent survivre au destin lui faire face et l'absorber. Indiens Chippewa du lac Huron
· L’humanité
n’a pas tissé la toile de la vie. Nous n’en constituons qu’un fil. Tout ce que nous faisons à la toile, c’est à nous que nous le faisons. Chef Seattle.
Sylvain Nouveau propose une histoire toute mignonne et superbement contée, servie par la voix
magistrale de Benoît Allemane, le seul doubleur qui a mon sens rivalise avec Darbois (on lui doit le timbre ténébreux de Goliath dans le dessin animé Gorgoyles, mais aussi Morgan Freeman, ou Tony
le Tigre de Frosties …). Encore une perle signée ESMA.

Synopsis : Un vieux chaman raconte une légende indienne à
trois jeunes enfants. Il y a très longtemps, Les êtres vivants avaient un gros problème car le ciel était trop bas. Les oiseaux ne pouvaient pas voler et les hommes se tenaient courbés. Un jour,
les enfants encore petitsdécidèrent de changer les choses et tentèrent de soulever le ciel à l’aide de bâtons…


La commercialisation de Thunderheart fut facilitée par le fait que Robert de Niro avait crée avec des amis (dont le scénariste John Fusco) une
société de production qui faisait bon accueil aux films peu commerciaux, car dérangeant l'ordre établi. De plus, Michael Apted reçut l'autorisation de filmer du Conseil Tribal de la Réserve après
que le documentaire Incident à Oglala (produit et narré par Robert Redford , figure connue de la lutte pour les droits civiques des minorités opprimées ) ai démontré sa volonté de défendre la
cause indienne Thunderheart reçut d'ailleurs en 1993 deux awards de la Political Film Society , l'un pour la qualité de l'intrigue, et l'autre pour son illustration
d'une lutte pour les Droits de l'Homme.
ACTEURS
LIEUX DE TOURNAGE
BANDE ANNONCE
PHOTOS



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A l'époque des premiers contacts avec les colons européens, les Assiniboines n'habitaient pas de villages permanents, mais se déplaçaient selon leurs besoins en nourriture. Avec l'acquisition des chevaux et des armes à feu au dix-huitième siècle, ils devinrent une tribu typique des Grandes Plaines, alliés des Crees contre les Pieds-Noirs (Blackfoot) et alors qu'ils formaient une grande tribu au moment du premier contact, ils furent décimés par la petite vérole au début du dix-neuvième siècle.
Les Assiniboines étaient commerçants. Ainsi au milieu du dix-neuvième siècle, ils entretenaient
des relations commerciales avec les Européens, tant militaires que civils, qui s'installaient en nombre croissant dans le Montana.
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DE NOS JOURS :
En 1990, on comptait 5 500 Assiniboines aux États-Unis, la plupart vivant dans les réserves de Fort Belknap et Fort Peck dans le Montana. À Fort Peck, les Assiniboines sont représentés par les
bandes Canoe Paddler et Red Bottom. Environ 1 500 Assiniboines vivent dans des réserves en Saskatchewan et en Alberta, au Canada.
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Dans le Montana, les Amérindiens sont devenus la nouvelle cible
électorale.
Le vote des Amérindiens compte
dans l'Etat Du montana, où Barack Obama s'est rendu le 19 mai 2008.
"Vous êtes l'enjeu de cette élection !"
, a déclaré Barack Obama face à un public d'Amérindiens à Sioux Falls
dans le Dakota du Sud, le 16 mai dernier. Les Amérindiens représentent 7 % de la population du Montana et près de 10 % de la population du Dakota du Sud, soit cinq fois plus que la moyenne
nationale.
Au cours du mois de mai, Barack Obama, Hillary et Bill Clinton ont parcouru ces deux Etats de la région des grandes plaines qui s'apprêtent à voter mardi 3 juin. La longévité exceptionnelle des
primaires côté démocrate a mis en lumière cet électorat traditionnellement ignoré des candidats à la présidentielle. "Cela n'est jamais arrivé
auparavant", s'est exclamé Jacqueline Johnson, la directrice de l'organisme représentatif National Congress of American Indians.
Le directeur du journal Native Voice, Frank King, souligne que les tribus ne votent
pas comme les autres électeurs : "Lorsqu'un
candidat se rend dans une réserve indienne, il s'adresse à une grande famille ; il peut recueillir le vote de dix mille personnes d'un coup."
Le 20 mai dernier, Hillary Clinton pointait du doigt les erreurs de l'administration Bush devant un auditoire qui garde en mémoire les années prospères de l'ère Clinton. "Les Amérindiens ont eu un partenariat productif avec l'administration Clinton dans les années 1990", se souvient Lula Red Cloud, un des chefs de la tribu des Sioux,
qui soutient la candidate.
Au sein de cet électorat traditionnellement démocrate, le candidat républicain pourrait cependant jouir d'une certaine influence. "John McCain
séduit quelques leaders de la population amérindienne en raison de sa carrière militaire, respectée, mais aussi parce qu'il a présidé le Comité des affaires indiennes" , explique
Wayne Stein, professeur à l'université d'Etat du Montana et membre de la tribu Turtle Mountain Chippewa.
Le sénateur de l'Arizona a des contacts fréquents avec la population "native" de son état et s'est entretenu pendant la campagne avec les chefs des tribus du Nouveau-Mexique, dont la
population amérindienne est la plus importante du pays.
"JE SAIS CE QUE C'EST QUE DE
LUTTER"
Mais Barack Obama a surpris
tout le monde. Largement méconnu, le candidat démocrate "est allé le plus loin dans ses propositions", selon Frank King. Il s'est engagé à nommer un
conseiller chargé de la politique amérindienne au sein de sa garde rapprochée à la Maison Blanche, s'il venait à être élu.
Le 16 mai, M. Obama s'est réuni en privé avec une cinquantaine de chefs tribaux à Sioux Falls, la plus grande ville du Dakota du Sud. Selon Lise King, qui a
participé à l'organisation de la réunion, "une relation avec les Amérindiens se fonde sur la
confiance".
La défense de la souveraineté des "nations tribales" est aussi une idée chère, "que les Blancs
ici n'aiment pas entendre", souligne Frank King, faisant allusion au racisme qui sévit dans la région. Une raison supplémentaire, selon lui, qui explique le ralliement des Amérindiens
au candidat de la minorité noire. "Je sais ce que c'est que de lutter (…) combien de fois on vous a oubliés, tout comme les Noirs ou d'autres groupes
dans ce pays. Parce que j'ai vécu cela, je ne vous oublierai pas", a promis le candidat.
Si Obama part gagnant dans le Montana et le Dakota du Sud, les défis que connaît la population amérindienne de ces Etats transcendent les partis ou les candidats, confie Robert
Moore, un membre du conseil des Sioux de la ville de Rosebud dans le Dakota du Sud. "Nous parlons d'enjeux touchant à la vie
et à la mort" , explique-t-il dans le journal local Argus Leader, alors que les réserves indiennes de cette région, épargnées par les revenus des casinos, sont des ghettos où
sévissent pauvreté, violence, chômage et consommation de drogues.
Cécile Grégoriades Sources Le
Monde
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Barack Obama courtise l'électorat amérindien
Barack Obama, ici à
Sante Fe, au Nouveau-Mexique, a promis vendredi de porter une attention toute particulière au sort des populations amérindiennes des Etats-Unis, proposant, s'il est élu, d'instituer des réunions
annuelles avec les chefs des différentes tribus.
Barack Obama a promis vendredi de porter une attention toute particulière au sort des
populations amérindiennes des Etats-Unis, proposant, s'il est élu, d'instituer des réunions annuelles avec les chefs des différentes
tribus.
S'exprimant depuis le Nouveau-Mexique, le candidat à l'investiture démocrate a souligné que les populations amérindiennes étaient les moins bien loties des Etats-Unis en
matière de santé, d'éducation, de mortalité, de chômage et d'addictions.
"Il ne fait guère de doute que nous avons des devoirs
particuliers envers les communautés amérindiennes et que nous devons travailler avec les représentants de leurs tribus pour résoudre tous ces problèmes", a lancé le sénateur de
l'Illinois.
"En tant que président des Etats-Unis, je ne vais pas me contenter d'un bureau des Affaires indiennes qui restera sur la touche la plupart du
temps", a-t-il dit.
"Je vais réunir un sommet annuel avec tous les dirigeants amérindiens et avec les chefs des tribus. Ils s'entretiendront directement avec
moi."
Selon un recensement effectué en 2005, la population d'Amérindiens sur le territoire des Etats-Unis compterait 4,5 millions d'individus.
Jeff Mason, version française Nicolas Delame (Le point.fr) 19 janv.
2009
Les Amérindiens aiment Obama sans réserve (ou presque)
( vidéo des indiens Crows et Barack Obama pendant sa campagne dans le Montana, en mai 2008)
Il y a près de cinquante ans, un Indien Pima montait dans un bus de la compagnie Greyhound et
quittait sa réserve écrasée de soleil pour le froid hivernal de Washington afin d'assister à l'investiture d'un jeune président américain.
"Quand mon père est rentré, il était tout excité parce que John Kennedy l'avait salué quand il était passé à côté de lui lors de la parade, raconte Diane Enos.
Le président avait salué un Indien ! Il ne parlait plus que de cela."
Pour le 20 janvier, Diane Enos fera le même voyage, tout comme des centaines d'Amérindiens, qui attendent énormément de Barack Obama.
Ce jour-là, le "Great White Father" [le Grand Père blanc] sera noir. Pourtant, loin de l'euphorie et du bouillonnement d'idées, certains demeurent sceptiques. "Obama reste un homme politique, et moi je reste indien", lance le célèbre écrivain amérindien Sherman Alexie.
"Je trouve qu'ils ont tous l'air de signataires de traité", poursuit Alexie, paraphrasant le musicien indien [d'origine sioux] John Trudell. "J'imagine que c'est
ce qu'il y a de déroutant et aussi de touchant dans l'amour qu'éprouvent les Indiens pour Obama. Ils sont nombreux à avoir remisé leur méfiance à l'égard des
politiques."
Très souvent, ces premiers Américains sont invisibles, figés à jamais dans des images
mythiques du passé. Ils sont présents sur les photos de Curtis et dans les tableaux de Remington et nous entendons parler d'eux à travers ce qu'en disent les milieux new age.
Ils sont cools, ces Indiens. Et puis, dès qu'un nouveau casino ouvre près de l'autoroute, ou qu'une exposition de poteries fait parler d'elle, nous nous rendons compte qu'ils sont toujours là,
parmi nous.
Avec l'ascension d'Obama, les Indiens se sont autorisés à rêver – et même, pour certains, à tomber amoureux. En mai dernier, il a été adopté par une famille indienne du Montana, et a reçu de la
nation crow le nom de Barack Black Eagle [Barack Aigle Noir].

Le combat épique des Amérindiens a toujours consisté à essayer d'éviter de se faire engloutir par la culture dominante. Les Indiens représentent moins de 2 % des 300 millions d'Américains. La
perte de leurs territoires a eu des effets dévastateurs. Les Indiens meurent plus jeunes que la plupart des Américains, ils souffrent de taux de suicide plus élevés, d'alcoolisme et de problèmes
nutritionnels.
Les Pimas, qui s'accrochent à leur réserve de 52 000 acres [210 km2] au cœur de l'expansion tentaculaire de la région de Phoenix, connaissent l'un des taux les plus élevés au monde de diabète de
type 2, conséquence de leur difficulté à s'adapter au monde des Européens.

Les présidents ne font que passer. Ils promettent de faire respecter les traités, et de nommer pour superviser les affaires concernant les Indiens quelqu'un qui comprendrait enfin que l'histoire
n'a pas pris fin avec Custer [l'une des principales figures des guerres indiennes du XIXe siècle, mort en 1876 à la bataille de Little Big Horn]. C'est en général la routine associée à un mépris
douloureux pour les réserves.
Mais le jour des élections, dans la réserve navajo, qui s'étend sur trois Etats et qui est de la taille de la Virginie-Occidentale, des lycéens avaient installé des panneaux de soutien à Obama
aux carrefours de la ville de Window Rock, et ont hurlé leur joie jusqu'à en être aphones à l'annonce des résultats. "J'éprouve une joie indicible" ,
explique Joe Shirley Junior, président de la nation navajo. "Le pays navajo tout entier était derrière Obama."
Près de la moitié des familles navajo se chauffent avec du bois qu'elles vont couper elles-mêmes, boivent de l'eau dans des tonneaux et s'éclairent au kérosène, explique-t-il. Il suffirait de 1
milliard de dollars, soit une part infime de ce que les contribuables vont donner aux institutions financières responsables du crash de 2008, pour que le pays navajo jouisse du confort moderne,
souligne Shirley.

Mais, au-delà de ce besoin urgent et fondamental d'infrastructures, les Indiens attendent autre chose d'Obama, quelque chose de plus fort. Ces gens qui ont été spoliés avec une brutalité proche
du génocide se sentent proches de ceux dont les ancêtres sont arrivés ici enchaînés, même si Obama est le fils d'un immigré.
"Il y a un lien très fort qui s'est créé, poursuit Shirley. Qui se ressemble s'assemble. Nous essayons d'enseigner au peuple navajo que rien n'est impossible.
L'élection d'Obama parle tout particulièrement aux jeunes."
Le cynisme est un poison qui ronge le cœur de nombreux jeunes. Dans le pays indien, où le désespoir imprègne jusqu'au paysage, il s'installe dès le plus jeune âge. Et quand Diane Enos, présidente
de la communauté indienne Pima Maricopa de Salt River, se rendra à Washington mardi, elle emmènera avec elle un chef de tribu adolescent. "La quête de l'identité
est au cœur de la vie d'Obama, dit-elle. C'est le combat des Indiens. Et cette quête commence avec les enfants."

Dans la foule gigantesque des Américains qui viendront acclamer le président, il y aura un petit
contingent de personnes qui sont liées à ce continent depuis plus longtemps que quiconque. Et pour une fois, même si cela ne devait peut-être durer qu'un temps, ils auront enfin le sentiment
d'être américains.
Timothy Egan The New York Times
Barack Obama devra aussi se pencher sur le cas de
Léonard Peltier. Injustement condamné pour un crime qu'il n'a pas commis. Ce sioux Lakota croupit depuis le 06 février 1976 dans une cellule du pénitencier de
Lavenworth au Kansas. Procès bâclé, preuves fabriquées, témoignages frauduleux ont permis la condamnation à perpétuité du pacifiste « guerrier ». Léonard adhérait à l'Américan Indian Movement, ce
qui explique peut-être son infortune. Il a reçu le soutien de Rigoberta Menchù Tum (Prix Nobel de la paix), Desmond Tutu, Danièle Mitterrand et Renaud. En 1993, Bill Clinton a admis que le
dossier devait être réexaminé.
Le nouveau Président pourra-t-il faire libérer enfin Léonard Peltier ?
L'Union.presse.fr