AMERINDIENS

 
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 12:10
- Par Nath

Groupes = familles linguistiques.

Les nations, composées de tribus, sont parfois groupées en confédérations.

 

LETTRE A

 

ABENAQUI, Abenaki, Abnaki, Abnaqui, Abenaquoict, Wabanaki, Benaki, Oubenaki, Wippanap, Alnanbal : Les Abénakis s'appelaient Alnanbal qui signifie HOMME.

La Confédération algonquienne des Wabanaki (signifiant : peuple du pays de l’aube en algonquin) regroupe Penobscot (Pentagoet, Panaomeska), Malécites ou Maliseet, Passamaquoddy (Machias, Opanango, Pesmokant, Quoddy, Scotuks ou Scootuck, Indiens de Sainte-Croix, Unchechauge, Unquechauge), Amaseconti, Androscoggin (Ameriscoggin ou Amariscoggin, Anasaguniticook, Arosaguntacook, Asschincantecook), Kennebec ou Kinibéquis (Caniba, Sagadahoc, Kanibesinnoak, Norridgewock, Nurhantsuak), Ossipee, Ouarastegouiak, Patsuiket, Pigwacket (Pegouakki, Peguaki, Pequawket), Rocameca, Sokoki ou Sokoni, Cowasuck, Hoosac, Missisquoi, Schaghticoke, Squakheag, Indiens de Saint-François, Wewenoc (Ouanwinak, Sheepscot, Wawenock, Wawnock) et Wolinak (Becancour).  

 

Bien qu'ils aient été également membres de la confédération, Micmac et Pennacook sont cités en tant que tribus séparées.  

 

Les Abénaquis occupaient, avant l’arrivée des Européens, le Nord-est des États-Unis (Nouvelle-Angleterre actuelle). Ce groupe nomade, de 28 000 individus vers 1600, fut décimé par les maladies transmises par les Européens. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, certains des survivants s’établirent au Québec. Plus d’un millier y vivent encore.  

 

Les Abénaquis pratiquaient la chasse et la pêche. Frontenac, le gouverneur de la Nouvelle-France, leur donna l'exclusivité des droits de pêche dans la région. Ils faisaient du commerce de fourrure avec les blancs et construisaient d'excellents bateaux d'écorce, seul moyen de circulation dans les Cantons de l'Est.

 

 

ABITIBI : (Algonquiens). Québec.

 

 

ACHANINKAS : Voir Ashaninkas

 

 

ACHE (Aché) : Voir Guayaki

 

 

ACHOMAWIS : Californie. Langue hokan-siouan. Le coyote invente le feu ou le vole et l’apporte dans ses oreilles ou encore organise une course au cours de laquelle les hommes dérobent le feu aux dieux.

 

 

ACHUAR : Ils étaient auparavant appelés Jivaros. Branche ethno linguistique Jivaro. Haute Amazonie, de part et d'autre de la frontière entre le Pérou et l'Équateur.

 

 

ACOMA : (Pueblo). Le village d’Acoma au Nouveau-Mexique est appelé également Sky city.

 

 

ACROA : Groupe comprenant les Acroa, les Sacriaba, les Akwe, les Chavante et les Cherente (ou Sherente). Voir Gê

 

 

ADENA : Midwest. Civilisation de la vallée de l’Ohio ; construit des tumulus d'une hauteur vertigineuse ; disparaît 300 ans av. J.-C. Celle des Hopewell lui succède.

 

 

AGNIERS, Anniégués, Maquaes : Voir Mohawk

 

 

AGUARUNAS : Forêt amazonienne (Pérou), au bord du rio Maranon. 45 000 en 2002. Font partie des Jivaros.

 

 

AKUNTSU : Les Akuntsu (nom donné par leurs voisins, les Kanoë) vivent le long de la rivière Omerê, dans l'Etat de Rondônia (Brésil) qui jouxte la Bolivie, au pied de la Cordillère des Andes. En 2010, ils n'étaient plus que 5 individus.

 

 

AKWE : Voir Gê  

 

 

ALABAMA, Alibamons, Alibamous : Langue muskhogee. Tribu ayant dû quitter l’Alabama pour s’installer au Texas.

 

 

ALACALUF, ALAKALUF, KAWESKAR, HALAKWULUP : Langue kaweskar. Cette ethnie, la plus importante des Indiens de la Terre de Feu, vivait au Chili dans le détroit de Magellan, la péninsule Brunswick et l'île Wellington, l'île Santa Inés et les îles de la Désolation. Nomades de la mer, les Alacalufs vivaient sur leurs canots, à la recherche de leur nourriture. Dans les années 30, ils se sont sédentarisés sur l'île Wellington, dans la ville de Puerto Edén ; très peu y subsistent.

 

 

ALÉOUTE, ALEUT, ALUTIIQ, SUGPIAQ, UNANGAN : Amérique du Nord. Iles Aléoutiennes. Groupe linguistique inuit-aléoute de la famille linguistique des Pénutiens.  

 

À l'origine, ils étaient originaires d'Alaska et migrèrent vers les îles Aléoutiennes.

 

Ils dépendaient de la mer pour se nourrir, pour fabriquer leurs vêtements, trouver du combustible pour s'éclairer et se chauffer, mais aussi des matériaux pour leur habitat comme le bois flottant et les os de baleine.  

 

Lorsque les îles passèrent sous domination russe vers 1740, la population indigène était au nombre de 25 000. Les Aléoutes, qui étaient d'habiles chasseurs de mammifères marins, furent exploités par les négociants en fourrure.  

 

Les mauvais traitements infligés par les Russes ainsi que les épidémies de variole et de grippe décimèrent la population indigène, qui aujourd'hui ne compte plus que 2 000 âmes.  

 

Depuis 1830, la culture traditionnelle aléoutienne s'est perdue peu à peu, et il ne reste plus que des vestiges des valeurs et des techniques anciennes. La plupart des Aléoutes font aujourd'hui partie de l’Eglise russe orthodoxe. Ils vivent dans des maisons aux charpentes en bois et sont pêcheurs, chasseurs et éleveurs de moutons.

 

 

ALGONQUINS, ALGONKINS. GROUPE ALGONQUIEN : C’est le plus large et le plus dispersé des groupes linguistiques amérindiens, regroupant à l'origine plusieurs centaines de tribus parlant près de cinquante dialectes apparentés.

 

Les peuples algonquins peuplaient la plus grande partie de la région canadienne de la baie de Hudson entre les montagnes Rocheuses et l'océan Atlantique, à l'exception d'un territoire occupé par les Sioux et les Iroquois, zone appartenant aujourd'hui aux Etats-Unis et s'étendant vers le Nord de la Caroline du Nord et du Tennessee.

 

Les peuples algonquins vivaient dans des régions isolées du sud et de l'Ouest du continent nord-américain, un territoire formé aujourd'hui par les États de la Caroline du sud, de l'Iowa, du Wyoming et du Montana.

 

Parmi les peuples les plus connus qui composent le groupe algonquin, citons les Algonquins qui donnèrent leur nom au groupe, les Abénaqui, les Wampanoag, les Abitibi, les Malécites (ou Amalécites), les Arapaho, les Attikamek, les Cheyennes, les Chippewa, les Cœur d’Alène, les Conoy, les Cree (ou Cri), les Delawares, les Fox, les Gros-Ventre (Atsina), les Illinois, les Kalispel, les Kickapoo, les Kutenai, les Massachusett, les Menominee, les Miami, les Micmac, les Mohegan, les Mohicans, les Montagnais (ou Innu), les Musi, les Narragansett, les Naskapi, les Népissing, les Nipmuc, les Nisqualli, les Ojibwa, les Ottawa ou Outaouais, les Pennacook, les Penobscot, les Pequot, les Pieds-Noirs, les Pottawatomi, les Sacs ou Sauk, les Salish, les Shawnee, les Squamish, les Témiscaming et les Têtes-de-Boule.

 

Abénaki, Pennacook et Illinois constituent les principales confédérations des Algonquins.

 

D’abord installés sur la côte Est avant de migrer plus à l’ouest. Alliés des Français dès le début de la colonisation, ils sont directement impliqués dans les conflits entre Européens.

 

Nus l’été, ils se peignaient le thorax en rouge.

 

Chez les Algonquiens, peuple nomade régi par un système patriarcale, les hommes pêchaient et chassaient alors que les femmes cueillaient baies, racines et diverses graines. Ils vivaient dans des wigwams, tentes en forme de cônes renversés recouvertes d'écorce ou de peaux de bêtes. Ils confectionnaient leurs vêtements avec des peaux et des fourrures d'animaux.

 

L'été, leur moyen de transport était le canot ; l'hiver, ils utilisaient les raquettes et le toboggan. Comme leurs voisins les Hurons et les Iroquois, les Algonquins pratiquaient la capture de prisonniers, et, strictement exocannibales, ils ne mangeaient que les étrangers tombés à la guerre.

 

Pour eux, le Manitou est l’énergie vitale ; l’énergie individuelle est une part de manitou ; la somme des énergies est l’être suprême, Gitchi Manitou, qui anime toute la création. Il y a 12 cieux, chacun habité par un Manitou ; le 12ème est habité par le Créateur, le Grand Manitou.

 

Totem est un terme algonquin : c’est le gardien personnel ou la puissance tutélaire d’un individu.

 

Les Algonquins du Canada (Québec) appellent l’ours « Grand-père ».

Un mythe algonquin décrit comment le trickster Glooskap fut le premier à rapporter l'été aux terres septentrionales gelées : parti du pays du géant de glace Hiver, il se dirigea vers le sud puis parvint à s'emparer par ruse du chef du Petit Peuple, la belle Été. Il la ramena au tipi d'Hiver, qui fondit en présence de sa chaleur. Glooskap laissa alors Été rentrer chez elle.

 

Dans les rites de la société Midé figure un homme-hibou qui montre le chemin de la Terre du Soleil Couchant (royaume des morts). 4 degrés initiatiques conduisent à l'initiation parfaite, dans la Société des Hommes Médecine, en liaison avec le symbole d'un univers quadripartite.

 

Le grand Manitou qui règne sur le 4ème degré est représenté par une série de symboles quaternaires, dont une croix sur un pilier carré, chaque face étant peinte d'une couleur cosmique.

 

Les chamans ont le pouvoir de s'allier aux esprits et de les influencer en dirigeant des cérémonies particulières.

 

Chez les Algonquiens, la cérémonie traditionnelle la plus connue est celle de la « tente tremblante ». À cette occasion, le chaman se construit un abri, puis y entre à la nuit tombante. Les villageois appellent alors les esprits à l'aide de chants et de tambours. Lorsque les divinités arrivent, on entend des cris d'animaux et la tente se met à trembler. Le chaman entre ensuite dans une transe qui l'amène au seuil de la mort, d'où il revient apporter la santé et la prospérité aux habitants du village.  

 

 

ALIBAMONS : Voir ALABAMA .  

 

 

ALL TALL PEOPLE : Groupe des Kainah ou Kainai, avec les Lone Fighters, Black Elks, Buffalo Followers, Fish Eaters (auxquels appartenait le chef Red Crow).  

  

 

ALMOUCHIQUOIS : Voir Malécites.  

 

 

ALNANBAL : Voir Abenaki

 

 

AMASECONTI : Voir Abenaki  

 

 

AMERISCOGGIN, Amariscoggin : Voir Abénaki.  

 

 

AMUZGO : Groupe linguistique mexicain

 

 

ANASAZI : Pueblo). Amérique du Nord. Sud-ouest du Colorado. Anasazi est le nom, signifiant "ennemi", que leur ont donné leurs ennemis Navajo. Agriculteurs, disparus vers 1300 (ils ont abandonné leurs pueblos à cause de la sécheresse et de la déforestation des pins et genévriers).

 

Ils auraient été contraints au cannibalisme par la famine causée, selon les climatologues, par une longue sécheresse de 23 ans commencée en 1276 1.  

 

Vers 900, les Anasazi avaient organisé leur cité de Pueblo Bonito (au Nouveau-Mexique actuel) comme un ensemble d'appartements disposés en demi-lune. Dans le mur externe, n'offrant aucune prise à d'éventuels assaillants, une entrée étroite donnait accès à deux places jumelées autour desquelles s'élevaient des terrasses en gradins. La vie sociale s'y concentrait ainsi qu'auprès des chambres souterraines, les kivas, réservées aux activités religieuses.

 

Les cultures précolombiennes (Toltèques, Mayas) avaient étendu leur influence au début de notre ère sur le territoire actuel de la Californie, de l’Arizona et du Nouveau Mexique pour donner naissance à la civilisation du Sud-ouest dont nous admirerons les vestiges dans les musées indiens de notre parcours, et notamment à Mesa Verde.

 

Les Anasazi en furent les principaux représentants.

D’abord modestes vanniers, ils accédèrent au VIIIe siècle à une remarquable maîtrise de la poterie et construisent des habitations en dur. Ils atteignirent leur apogée au XIIIe siècle puis déclinèrent brusquement à cause de la sécheresse et, aussi sans doute, des attaques des groupes nomades venus du nord.

 

C’est l’un de ces petits groupes, errants et belliqueux, qui s’aventura au sud pour attaquer victorieusement la brillante civilisation maya et fonder l’Empire aztèque.

Les Pueblo, Hopi et zuni disent descendre des Anasazi.

 

 

ANDASTES : Voir Susquehanna

 

 

ANDROSCOGGIN : Voir Abenaki.

 

 

ANISHINABE : Voir Ojibwa  

 

 

APACHES, NDEE, DINEE : Amérique du Nord. Le nom signifie « ennemi » en langue hopi.

   

Ce sont des Athapascans ayant migré du nord au sud vers l’an mille ; dès que le cheval fit son apparition, ils furent fortement repoussés vers le Sud et l’Ouest par les Comanches et les Utes).  

   

Les Apaches adoptèrent parfois les coutumes des tribus voisines, tel un groupe qui se joignit aux Kiowas pour former ainsi les Apaches Kiowas.

   

Les Apaches vivent dans la région du Rio Grande et se répartissent en plusieurs familles, mais parlent tous la même langue.  

   

Du point de vue culturel, on divise les Apaches en deux groupes : les Apaches de l’Est (Mescalero, Jicarilla, Chiricahua, Lipan, Apaches Kiowa) et les Apaches de l’Ouest (Cibecue, Mimbreno, Coyotero, White Mountain, Tonto du Nord et du Sud qu’on appelle aussi Apaches Mogollon).  

     

Ils vivent dans des hogans, simples huttes de perches souples recouvertes d'herbes et de broussailles.  

   

Les tribus sont en principe composées de chasseurs et se livrent aux pillages, car les Apaches sont de tradition guerrière et livrent combat quand ils veulent. Ils ne sont donc ni pasteurs ni cultivateurs. Le guerrier qui accumulait le plus de prouesses devenait le chef. Il n'y avait pas de gouvernement central tribal.  

   

Les Jicarilla cultivaient du maïs et d’autres légumes, mais, comme d’autres Indiens des plaines, ils s’adonnaient aussi à la chasse au bison.  

   

Les Mescalero vivaient de chasse, cueillette et pillage ; ils avaient un régime alimentaire reposant surtout sur le « mescal » dont ils tiennent leur nom.  

   

De tous les Apaches qui vivaient à l’ouest du Rio Grande, les Chiricahua étaient peut-être les plus belliqueux et leur mode de vie présentait les traits de nomadisme les plus marqués ; depuis leur repaire des montagnes du Dragon, ils étendaient leurs raids de pillage jusqu’au nord du Mexique, en Arizona et au Nouveau-Mexique.  

   

Les Lipan chassaient et pillaient au Nouveau Mexique et dans l'Ouest du Texas.

   

Les Tonto et les White Mountain étaient plus pacifiques, se rapprochant des Navajos. Les Apaches de l’Ouest semblent avoir été beaucoup plus sédentaires que leurs parents de l’Est.  

   

Bien qu'ils aimassent faire la guerre, ils avaient peur de la mort et se pressaient d'ensevelir leurs morts et de brûler leurs biens. Ensuite, ils se purifiaient dans la fumée d'armoise avant de quitter les lieux, pour échapper à la colère du fantôme du mort.  

   

Dans les danses, les Apaches revêtaient des costumes symbolisant les Esprits de la Montagne. Ils guérissaient les malades et éloignaient les mauvais sorts. Ils revêtaient des peintures corporelles, jupes, masques noirs, coiffures en plaquettes de bois et tenaient des épées de bois.  

   

Les Apaches reconnaissaient de nombreux hôtes surnaturels mais croyaient en une divinité suprême nommée « Yusn ».  

   

Le chaman faisait tournoyer le rhombe (objet vrombissant maintenu au bout de lanières) pour se rendre invulnérable et prévoir l’avenir.  

   

Lorsque les jeunes filles atteignaient la puberté, elles participaient à des cérémonies qui duraient quatre jours, chiffre sacré. Chants, danses, festins, cadeaux rythmaient ces jours. Pendant ce temps, on construisait le tipi de cérémonie. Enfin, les jeunes filles couraient à quatre reprises des tipis vers de petits paniers contenant des objets sacrés. Puis, le tipi était démonté, les jeunes filles subissaient quatre jours de retraite et ensuite...étaient bonnes à marier.  

   

Les femmes apaches étaient renommées pour leur vannerie. Elles fabriquaient des paniers en tige de saule pour contenir la nourriture et les décoraient de dessins de couleur foncée réalisée à partir d'une plante.

 

 

APAPORIS : Amazonie colombienne. Etat d'Amazonas. Région du fleuve Apaporis. Familles linguistiques tukano et maku (majoritaire). Aire protégée : Parc national naturel de Yaigojé Apaporis (2009).

 

 

APARAI : Plateau des Guyanes

 

 

APINAYE : Le groupe Apinayé inclut les Apinayé, les Timbira orientaux et les Coroa ou Kayapo du Nord. Voir Gê .

 

 

APPALACHES : Nord de la Floride.  

 

 

ARAPAHO, INUNA-INA : (Algonquins). Oklahoma, Wyoming. D’abord chasseurs et pêcheurs nomades, ils ont évolué vers des activités sédentaires et agricoles.  

   

Les Arapahos, les Cheyennes et les Sioux se battirent farouchement contre l'installation d'émigrants sur leurs territoires dans les années 1860 et 1870. Les Arapahos et les Cheyennes furent massacrés à Sand Creek le 29/11/1864 par le Colonel John Chivington.  

 

   

ARAUCAN, ARAUCANIS, MAPUCHE : Araucan est l’ancien nom des Mapuches. Voir Mapuches.  

 

 

ARAWAK, ARUAK : Chassés des Antilles par les Indiens Caribes ; Nord du Brésil, aujourd'hui principalement établis dans le delta de l’Orénoque, le bassin de l’Amazone et le littoral de la Guyane française. Le mot « maïs » est d’origine arawak : mahiz. Voir Taïnos.

 

 

ARHUACO, Aruaco : Ils se nomment eux-mêmes "Grands Frères". Sierra Nevada de Chundwa en Colombie. Descendants des Taironas.  

 

 

ARKANSA : (Sioux). Arkansas.  

 

 

ARSARIOS, Malayo, Wiwas : Voir Wiwas.

 

 

 

ASHANINKAS, Achaninkas : «Ceux qui sont des hommes ». Forêt amazonienne (Pérou ; Brésil, Etat de l’Acre).

 

 

ASSINIBOINE, ASSINIBOIN : Apparentés aux Sioux de l’Ouest du Canada du groupe linguistique des Nakota. Autrefois ennemis des Gros-Ventre de la prairie (Atsina). Répartis en plusieurs groupes dont les Wasinazinyibi (« gros fumeurs ») et les Cantidada (« peuple moisi »). Ils vivent aujourd’hui dans des réserves, au Canada (Alberta) et aux Etats-Unis (Montana). Voir Métis.  

 

 

ATACAMENOS : Atacama (Nord du Chili).

 

 

ATAKAPA : Louisiane, Texas.  

 

 

ATHAPASCAN, ATHABASCAN, ATHABASCA : Famille linguistique Nadéné.

Les vastes forêts intérieures du Yukon (Canada) ont été occupées par les Athapascans, ethnie autochtone dont les traditions culturelles et linguistiques sont très anciennes. Aujourd'hui, il en existe six groupes distincts : Kutchin, Han, Tutchone, Inland Tlingit, Kaska et Tagish.

 

Les Chipewyan vivent au Canada au nord et à l'ouest du lac Athabasca (Canada) et dans la région de Manitoba Hudson.  

 

Les Hare (ou Lièvres ou Kawchottine) dans les Territoires du Nord-ouest.  

 

Les Porteurs en Colombie britannique, dans la région du lac des Porteurs (lac Stuart).  

 

Les Esclaves entre le lac Athabasca et le Grand Lac des Esclaves (Great Slave Lake), sur le cours sud de la rivière Mackenzie.  

 

Les Yellow-Knifes parlent une langue apparentée à la famille linguistique athapascane.  

 

Les Ingalik, les Tanaina et les Tanana de l’Alaska font partie du groupe linguistique athabasque.  

 

Les peuples tlingit parlent tous la même langue : une langue athabascane.  

 

Les Apaches sont des Athapascans ayant migré du nord au sud vers l’an 1000.  

 

Les Beavers habitaient à l’ouest du lac Athabasca d’où ils ont été chassés par les Cris.  

 

Les Chatacosta et les Tututni de l’Oregon parlent l’athapascan.  

 

Les Hoopa de la réserve de Hoopa Valley en Californie parlent l’athapascan.  

 

La langue des Navajos fait partie de la famille linguistique athapascane.

 

 

ATSINA, GROS-VENTRE de la prairie : (Algonquins). Branche des Arapaho, installés dans le Montana. Autrefois ennemis des Assiniboines.  

 

 

ATTIKAMEK : (Groupe algonquien) Ce groupe, qui comptait 600 individus vers 1600, fut presque entièrement décimé par les maladies et les affrontements avec les Iroquois (aujourd’hui plus de 3000 vivent au Québec, alliés aux Montagnais dans le Conseil attikamek/montagnais).  

 

Puis les Têtes de Boule s'installèrent en territoire attikamek (il se peut que ces autochtones soient en partie des descendants d’Attikameks, le nom attikamek ne réapparaissant que dans les années 1970.)  

 

Les Attikamek pratiquaient le troc, ce qui leur permettait d’ajouter des produits agricoles à leurs menus issus de la pêche et de la chasse. On trouve l’origine du sirop d’érable québécois chez les Attikameks qui faisaient bouillir la sève des érables au printemps pour en faire du sucre et du sirop.  

 

Le christianisme les força à renoncer à la polygamie, ils se marièrent et firent baptiser leurs enfants...  

 

Les compagnies forestières s'installèrent dans la région en 1831 et employèrent les Têtes de boule qui devinrent une main-d’œuvre peu exigeante connaissant bien la forêt.

 

Les Attikamek ont du mal à maintenir leur mode de vie traditionnel. Les aménagements hydroélectriques leurs apportent de nombreux désagréments.

   

Actuellement, l’industrie de la coupe de bois représente le principal revenu pour les Attikameks. Les femmes en fabriquant des paniers d'écorce apportent un revenu d’appoint pour la communauté.  

 

Le potentiel touristique de la région est maintenant exploité depuis quelques années : il existe aussi plusieurs centres de tourisme ethnoculturel sur le territoire.  

 

 

AUK : Voir Tlingit.  

 

 

AYOES, AYOOIS, AYOVOIS : Voir IOWAY.  

 

 

AZTEQUES, Mexicas : Famille des Tanoan. La langue aztèque appartient à la branche nahuatl de la famille uto-aztèque.

 

Les Aztèques revendiquaient leur appartenance aux Sept Tribus Nahuas qui seraient sorties du mythique Chicomotzoc, les Sept Cavernes, le lieu où naquit le Monde.  

 

Ils formaient à l’origine une tribu appartenant à un groupe d’Indiens des zones septentrionales du Mexique précolombien : les Chichimèques.  

 

Ces barbares chichimèques venus du nord, appelés Mexicas ou Aztecas, prirent la capitale des Toltèques, Tula (au nord de l'actuelle Mexico), en 1168.  

 

Le nom Aztèque provient d'une patrie mythique du nord appelée « Azatlán » d’où ils seraient originaires.  

 

Dans la région du lac Texcoco, les Aztèques fondèrent Tenochtitlan (cité bâtie sur l’eau et site actuel de Mexico), avant de s’imposer par la force, en 200 ans, à tous les peuples d’Amérique centrale.  

 

Leur civilisation reposait sur une culture en partie héritée des Toltèques (architecture, motifs de la sculpture), une organisation politico-économique très évoluée et une religion polythéiste complexe impliquant des sacrifices humains.  

 

Leurs mœurs n’offraient aucune ressemblance avec les autres Indiens de l’Amérique du Nord. L’Empire aztèque n’assura jamais son homogénéité, et Cortés, qui parvint à rallier les Indiens sous domination aztèque (notamment les Tlaxcaltèques), le renversa facilement.  

 

La société était divisée en 3 classes : les esclaves, les roturiers et la noblesse [nobles par naissance, des prêtres et ceux qui avaient gagné ce rang (surtout des guerriers)]. 2 grandes confréries guerrières : les chevaliers/aigles et les chevaliers/jaguars.

 

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LETTRE B

 

BAKAIRIS : Sur le cours supérieur de la rivière Shingu au Brésil ; langue caribe.

  

  

BANNOCK : Peu nombreux. Orégon, Idaho. Langue shoshone. La ruée vers l'or de 1849 fut un désastre pour les Indiens du Far West.

  

Les Bannock et les Shoshone de l'Oregon et de l'Idaho, les Utes du Nevada et de l'Utah, et les Apaches et Navajo du Sud-ouest entreprirent une résistance organisée contre les spoliations mais finirent par être vaincus et parqués dans des réserves.

 

 

BAOUICHTIGOUINS : Voir Ojibwa

 

 

BATONS ROUGES, RED STICKS : Voir Creek. Les Red Sticks est le nom que donnèrent les américains à une faction de Creeks qui décidèrent en 1813 de défendre leurs terres et traditions et de lutter les armes à la main contre l'expansionnisme américain. Une guerre civile, à laquelle les États-Unis se mêlèrent, éclata au sein du peuple Creek : la "Guerre Creek".

 

 

BAYOGOULA : Louisiane

 

 

BECANCOUR, Wolinak : Voir Abénaquis

 

 

BEDONKOHE : Voir Chiricahua

 

 

BELLA BELLA : Colombie britannique

 

 

BELLA COOLA, BILLACOULAS : Colombie britannique. Leur ancêtre vint sous forme d’aigle.

 

BEOTHUK : Béothuk » signifie « peuple » dans leur langue. Probablement du groupe algonquien. Golfe du Saint-Laurent. Ils étaient les premiers habitants de l'île de Terre-Neuve. Pêcheurs l’été et chasseurs de caribous à l’automne. Le dernier Béothuk, une femme, décéda de la tuberculose au Canada en 1829.

 

 

BILOXI, BILOX : Langue sioux. Est du Mississipi.

 

 

BLACK ELKS : Groupe des Kainah ou Kainai avec les Buffalo Followers, les Fish Eaters (auxquels appartenait le chef Red Crow).

 

 

BLACKFOOT : Voir Pieds-Noirs.

 

 

BLOOD INDIANS, SANG : Voir Kainah.

 

 

BORORO : Originaires de la région méridionale de l’état du Mato Grosso au Brésil.

 

Les Bororo furent un peuple puissant jusqu'à ce que les conflits avec les colons blancs au XIXe siècle les déciment.

 

À l'origine chasseurs, ils pratiquent aujourd'hui l'agriculture tout en continuant leurs activités de chasse et de pêche.

 

Les Bororo sont divisés en plusieurs clans, vivant dans de petits villages gouvernés par des chefs. Les ornements corporels, notamment les plumes et la teinture rouge, sont utilisés lors des festivités. De nombreuses cérémonies tournent autour des funérailles.

 

Leur langue s'apparente à celle des peuples de l'Est du Brésil.

 

 

BRULES (Brûlés), Sioux Brûlés : Voir Sicangu

 

 

BUFFALO FOLLOWERS : Groupe des Kainah ou Kainai, avec les Fish Eaters (auxquels appartenait le chef Red Crow).

 

 

BURNS PAIUTE : Voir Paiutes.

 

 

BURNT THIGHS, Cuisses Brûlées : Voir Sicangu.

 

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