Mercredi 16 août 2006
par Nath

voivi des textes dans l'ordre chronologique prononcé par le Chef Joseph de la tribu des Nez Percés.

" Mon père m'a fait appeler. J'ai vu qu'il allait partir. J'ai pris sa main dans la mienne. Il m'a dit :
 
Mon fils, mon corps retourne vers ma mère la Terre, et mon esprit va bientôt voir le Grand Esprit. Quand je serai parti, pense à ton pays. Tu es le chef de ce Peuple. Ils attendent de toi que tu les guides.
 
Rappelle- toi toujours que ton père n'a jamais vendu son Pays. Tu dois te boucher les oreilles chaque fois qu'on te demandera de signer un traité pour vendre ton Pays natal.
 
Encore quelques années et les hommes blancs t'encercleront. Ils ont les yeux sur cette Terre. N'oublie jamais, mon fils mes paroles. Cette Terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère".
J'ai pressé la main de mon père et je lui ai dit que je protègerais sa tombe de ma propre vie.
 
Mon père a souri et s'en est allé vers la Terre des Esprits. J'ai l'ai enterré dans cette belle vallée où l'eau serpente.
 
J'aime cette Terre plus que tout le reste au monde. Un homme qui n'aimerait pas la tombe de son père serait pire qu'un animal sauvage ".
 
Chef Joseph Indien Nez Percé ( 1840 - 1904 )
 
" Je suis fatigué de me battre. Nos chefs ont été tués. Looking Glass est parti pour un autre monde. Too - Hul - Sote est aussi parti.
 
Tous les anciens sont également partis. Celui qui dirigeait nos jeunes gens, Ollokot, est parti.
 
Oh, il fait si froid et nous n'avons pas de couvertures. Nos petits enfants meurent de froid. Certaines personnes parmi mon Peuple se sont enfuies dans les collines, elles n'ont ni couvertures ni nourriture.
 
Personne ne sait où elles sont allées, peut-être sont-elles déjà morte de froid. Je veux qu'on me laisse du temps pour rechercher mes enfants, et voir combien je peux en retrouver vivants.
 
Il se peut que je les retrouve parmi les morts.
 
Ecoutez-moi et dite au général Howard que je connais son coeur. Le mien est triste et tourmenté. A partir de ce jour, de l'endroit où se tient le soleil, je ne combattrais plus jamais ".
 Chef Joseph Indien Nez Percé ( 1840 - 1904
 
" J'ai serré la main à beaucoup d'ami, mais il y a des choses que je veux savoir et que pas un ne soit capable d'expliquer.
 
Je ne peux pas comprendre comment un gouvernement qui envoie un homme combattre, comme il le fit avec le général Miles, peut ensuite rompre ses promesses. Un tel gouvernement à quelque chose de mauvais en lui. Je ne comprends pas pourquoi rien n'est fait pour mon Peuple.
 
J'ai entendu discours après discours, mais rien n'est fait. Les bonnes paroles des blancs ne servent à rien s'il n'en sort pas quelque chose.
 
Les paroles ne me rendent pas mes morts. Elles ne me rendent pas mon pays envahi aujourd'hui par les blancs. Elles ne protègent pas la tombe de mon père. Elles ne me rendent pas mes chevaux et mon bétail.
 
Les bonnes paroles ne me rendent pas mes enfants. Les bonnes paroles ne changeront rien à la promesse de votre chef de guerre. Les bonnes paroles ne donnent pas bonne santé à mon Peuple, ne donneront pas à mes gens un lieu où ils puissent vivre en paix et prendre soin d'eux-mêmes.
 
Je suis fatigué de vos discours qui ne débouchent sur rien. J'ai le coeur malade quand je me rappelle toutes les belles paroles et les promesses non tenues; il y a eu trop de paroles venant d'hommes blancs qui n'avaient pas droit à la parole. Trop de mauvaises interprétations ont été faites; trop souvent les hommes blancs se sont mépris sur les Indiens.
 
Si l'homme blanc veut vivre en paix avec l'Indien, il n'est pas nécessaire de se quereller. Traitez tous les hommes pareillement.
 
Donnez leurs à tous une chance égale de vivre et de croître.
 
Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu'elles coulent à l'envers, qu'exiger de n'importe quel homme libre qu'il soit content d'être enfermé et que la liberté d'aller où bon lui semble lui soit refusée.
 
Si vous attachez un cheval à un piquet, vous attendrez-vous à ce qu'il grossisse ?
 
Si vous parquez un Indien dans un coin de Terre et que vous l'obligez à rester, il n'y sera pas heureux et il ne croîtra ni ne prospérera
 
J'ai demandé à certains grands chefs blancs d'où ils tenaient le droit de dire à l'Indien qu'il resterait dans un endroit alors qu'il voit les hommes blancs aller où ils veulent.
 
Ils ne peuvent pas répondre !
 
Ce que je demande au gouvernement, c'est d'être traité comme tous les autres hommes sont traités. Si je ne peux pas aller dans mon propre foyer, donnez-moi un foyer où mon Peuple ne mourra pas si vite.
 
Je sais que ma race doit changer. Nous ne pouvons rester tels que nous sommes à côté de l'homme blanc. Nous ne demandons qu'une chance égale de vivre comme tous les hommes vivent. Nous demandons à être reconnus comme des hommes. Nous demandons que la même loi soit appliquée pareillement à tous les hommes.  Si un Indien viole la loi, punissez-le par la loi - si un homme blanc viole la loi punissez-le aussi.
 
Rendez-moi ma liberté, liberté de voyager, liberté de m'arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de penser et d'agir pour moi-même et j'obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment ".
 
Discours prononcé le 14 Javier 1879 devant le congrès par Chef Joseph de la tribu des Nez Percés.
 
 
" Nos père nous ont transmis de nombreuses lois, qu'ils avaient apprises eux-mêmes de leurs pères. Elles disaient de traiter les hommes comme ils nous traitent, que nous ne devions jamais rompre un accord les premiers, que c'était une honte de dire des mensonges, que seule la VERITE devait être DITE ".
 
Chef Joseph de la tribu des Nez Percés.
 
 

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