AMERINDIENS

 
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Dimanche 12 décembre 2004 7 12 /12 /Déc /2004 00:00
- Par Nath
Le temps est glacial et nous n'avons plus de couvertures. Nos enfants meurent de froid.
 
Une partie de mon peuple s'est enfui dans les montagnes où il n'a ni couvertures ni nourriture.
 
Je veux avoir le temps de rechercher mes enfants, de voir combien je pourrai en retrouver. Peut être les trouverai-je parmi les morts.
 
Écoutez-moi mes chefs, mon cœur est triste et malade. A partir de cette heure que marque le soleil, jamais plus je ne combattrai.

Nos pères nous ont transmis de nombreuses lois, qu'ils avaient apprises eux-mêmes de leurs pères.
 
Elles disaient de traiter les hommes comme ils nous traitent, que nous ne devions jamais rompre un accord les premiers, que c'était une honte de dire des mensonges, que seule la vérité devait être dite.
 
Chef Joseph (chef des Nez percés)

Je ne comprenais pas alors tout ce qui c'est achevé là.
 
Quand je regarde maintenant vers le passé du sommet de mon vieil âge, je peux encore voir les femmes et les enfants étendus, massacrés, les corps jonchant le sol du ravin.
 
Je les vois aussi clairement que lorsque je les ai vus avec mes yeux encore jeunes, et je peux voir qu'autre chose est mort dans cette boue sanglante, enseveli dans la tourmente de neige, le rêve d'un peuple à été brisé là.
 
C'était un beau rêve, et moi à qui une si grande vision a été donnée dans ma jeunesse, vous me voyez maintenant comme un vieil homme pitoyable qui n'a rien fait, car le cercle de la nation est brisé.
 
Il n'y a plus de centre depuis longtemps et l'arbre marqué d'une cicatrice est mort.

Black Elk (Chef Sioux) survivant du massacre de Wounded Knee

 

 

Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre et des bisons, des daims, des antilopes et autre gibier.

 
Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre.
 
Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.
 
Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.
 
Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez, nous ne vous gênons nullement.
 
Mais à nouveau vous nous dites pourquoi ne devenez-vous pas civilisés ? 
 
Nous ne voulons pas de votre civilisation !
 
Nous voulons vivre comme lefaisaient nos pères et leurs pères avant eux.
 
Crazy Horse (chef des Sioux Oglalas)

 Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre.
 
 Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.
 
Laisserons-nous détruire notre peuple sans combattre, abandonnerons-nous notre pays légué par le Grand Esprit, les tombes de nos morts et tout ce qui nous est cher et sacré ?

 
Tecumseh (chef des Shawnees)

 

 

 
Qu'est ce que la vie ?
 
C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit.
 
C'est le souffle d'un bison en hiver.
 
C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil.
 
Crowfoot (chef des Blackfeet)
 

Comment peut-on acheter ou vendre le ciel ou la chaleur de la terre ?
 
Cette manière de penser nous est étrangère.
 
Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air ni le miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous les acheter ?

Seattle (chef de la tribu des Suquamish) en réponse au président Franklin Pierce qui voulait acheter des terres

 

 

Les morts des blancs oublient le pays de leur naissance quand ils s'en vont pour cheminer sous les étoiles.
 
Nos morts n'oublient jamais cette terre merveilleuse, car elle est la mère des Indiens.
 
Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous.
 
 Les fleurs odorantes sont nos soeurs, les chevreuils, le cheval, le grand aigle sont nos frères.
 
 Seattle (chef des Suquamish)

 

Nous secouons les glands et les pommes de pin dans les arbres.
Nous n'utilison que du bois mort.
 
L'homme blanc, lui retourne le sol, abat les arbres, détruit tout.
 
L'arbre dit: " Arrête, je suis blessé, ne me fais pas de mal ".
 
Mais il l'abat et le débite. L'Esprit de la Terre le hait.
 
Il arrache les arbres et ébranle jusqu'à leurs racines.
 
Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout.
Il fait exploser les rochers et les laissent épars sur le sol.
 
La roche dit: " Arrête tu me fait mal".
 
Mais l'homme blanc n'y fait pas attention.
 
Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rodes pour y faire leur feu.
 
Comment l'Esprit de la Terre pourraît-il aimer l'homme blanc ?
 
Partout où il la touche, il laisse une plaie.
 
Je me demande si la Terre a quelque chose à dire.
 
Je me demande si le sol écoute ce qui se dit.
 
Je me demande si la Terre est venue à la vie et ce qu'il y a dessous.
 
J'entends pourtant ce que dit la Terre.
 
La Terre dit:" C'est le Grand Esprit qui m'a plaçée ici.
Le Grand Esprit me demande de prendre soin des Indiens, et de bien les nourrir.
 
Le Grand Esprit a chargé les racine de nourrir les Indiens".
 
L'eau dit la même chose:" Le Grand Esprit me dirige.
 
" Nourris bien les Indiens".
 
L'herbe dit la même chose: "Nourris bien les Indiens".
La Terre, l'eau, l'herbe disent: "
 
Le Grand Esprit m'a plaçée ici pour produire tout ce qui pousse sur moi, arbres et fruits".
 
 De même la Terre dit: " C'est de moi que l'homme a été fait".
 
Le Grand Esprit, en plaçant les hommes sur Terre, a voulu qu'ils en prissent grand soinet qu'ils ne fissent point de tort l'un à l'autre".
 
Vieille femme Wintu, du centre Nord de la Californie.

 
Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
 
Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver et la sagesse nous vient par les rêves.
 
Vous me demandez de labourer la terre.
 
Dois-je prendre un couteau et déchirez le sein de ma mère ?
 
Alors, quand je mourrai, elle ne voudra pas me prendre dans son sein pour que je m'y repose.
 
Vous me demandez de creuser pour trouver de la pierre.
 
Dois-je creuser sous sa peau pour m'emparer de ses os ?
 
Alors, quand je mourrai, je ne pourrai plus entrer dans son corps pour renaître.
 
Vous me demandez de couper l'herbe, d'en faire du foin, de le vendre pour être aussi riche que les hommes blancs.
 
Mais comment oserais-je couper les cheveux de ma mère ?
 
Smohalla, indien nez-percé

 

 

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