Mercredi 24 mai 2006
par Nath
" Frère, notre territoire était grand et le vôtre petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures.
 
Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas.
 
Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.
 
Frère, continue à écouter.
 
Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable.
 
Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les blancs vous prêchez, nous serons malheureux ici-bas.
 
Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles ?
 
Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet ?
 
Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le même livre ?
 
Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que la religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils.
 
Nous aussi nous avons une religoin que nos ancêtres ont reçue et nous ont retransmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière.
 
Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis.
 
Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce-que c'est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit "
Sa-go-ye-wat-ha, ou Red Jacket, chef Seneca (Iroquois) et grand orateur des Six Nations.

 
" Lorsque le dernier homme rouge aura péri, et que le souvenir de ma tribu sera devenu un mythe parmi les hommes blancs, ces rivages s'animeront des morts invisibles de ma tribu.
 
Quand les enfants de vos enfants se croiront seuls dans les champs, les boutiques ou le silence des bois sans chemin, ils ne seront pas seuls.
 
La nuit, quand les rues de vos villes seront désertes, elles seront remplies des multitudes de revenants qu'elles contenaient jadis et qui aiment encore ce beau pays. Et l'homme blanc ne sera jamais seul.
 
Qu'il soit juste et traite mon Peuple avec bonté, car les morts ne sont pas sans pouvoir.
 
Morts, ai-je dit ? Il n'y a pas de mort. Seulement un changement de mondes".
 
Indien de la tribu des Dwamish en 1855
 
Vous êtes déja si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les européens ?
 
Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forçé de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition ?
 
L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses deux jambes, qui sait que la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie.
 
En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron.
 
Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne.
 
Je suis le maître de ma condition.
 
Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plait, je suis le premier et le dernier de ma Nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.
 
Il n'en est pas de même pour toi.
 
Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi.
 
Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit.
 
Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins...
 
Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne.
 
N'est-ce pas vrai ?
 
KONDIARIONK, chef Huron, s'adressant au Baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve.

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