Dimanche 18 février 2007
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15:00
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Par Nath
Iduga, jeune chasseur de la tribu Sénecas, avait deux chiens, comme lui bons chasseurs. Aussi Induga les aimait-il et en était
il fier. Les chiens, de leur coté, savaient apprécier l’adresse de leur maître et sa bonté pour eux.
Un jour d’hiver ils partirent tous les trois vers le nord, afin d’aller chasser. Après une longue marche, ils dressèrent leur
campement dans une forêt. La chasse promettait d’être fructueuse : pendant trois jours, Iduga tua plus de gibier qu’il n’en avait jamais tué à lui seul dans aucune de ses
expéditions.
Il se reposait le soir du troisième jour lorsque, tout d’un coup, ses chiens se mirent à aboyer et quittant le campement,
coururent à perdre haleine dans la direction du lac. Induga les suivit une touche à la main.
Après s’être arrêté un instant au pied de l’arbre, l’un des chiens revint vers sont maître et lui dit :
« Frère, nous allons peut être mourir ce soir. Il y a la bas un animal étrange et tel que nous n’en
avons jamais vu de semblable »
En effet, arrivé a peu de distance d’un grand sapin, Iduga vit, tout au sommet de l’arbre, éclairée par la lune, une forme qui
lui sembla terrifiante.
L’homme distingua nettement une tête où brillaient d’énormes yeux phosphorescents un mufle hideux garni de longue dents aigues
et il entendit un grognement lugubre.
« Laissons le, retournons au campement, nous verrons demain ce que nous pourront
faire » Leur dit il.
Les chiens le suivirent, mais ils dirent :
« Frère, demain il era trop tard. Nous allons être attaqués cette nuit. Peut être ne pourrons nous pas
nous défendre contre cet animal aux griffes énormes. Il vous faut chercher du renfort au village. Courrez y vite. Ne prenez avec vous ni torche, ni flèche, qui generaient votre course. Nous vous
protégerons et pour cela, nous nous ferons tuer s’il le faut »
Et le Séneca, comprenant que ses chiens avaient raison, suivit leur conseil. Jetant au loin sa torche, il se à courir de toutes
ses forces. Il courait depuis un bon moment, lorsqu’il fut rattrapé par l’un des chiens.
« L’animal est sur votre piste, nous allons essayer de lui tenir tête jusqu'à ce que
vous soyez en sûreté. Coures plus vite » dit-il.
Iduga essaya d’aller plus vite encore. Les rugissements se rapprochaient de lui. Bientôt, les furieux aboiements des chiens
indiquèrent que la lutte avait commencé.
A un moment, il lui sembla que l’avait dû se libérer et se mettre à sa poursuite, car il l’entendait nettement de
nouveau.
Les chiens rejoignirent sans doute le monstre, car leurs aboiements devinrent féroces, acharnés, désespérés même ; puis
tout à coup, l’un des chiens se tut. Iduga comprit qu’il avaiot succombé et voulut essayer de sauver son compagnon en arrivant, avec ses amis,k à temps pour le défendre. Cette pensé lui donna
l’energie nécessaire pour continuer de courrir et pour courir plus vite encore.
Enfin ; il vit le feux du village briller dans le lointain. Il appela a l’aide et tomba épuisé, incapable d’expliquer ce
qui était arrivé.
Lorsqu’il revint à lui, ses amis se mirent à la recherche de la bête féroce afin de l’abattre. Il leur fut impossible de
retrouver sa piste, mais les traces du combat étaient visibles et sur le sol, à l’endroit où ils avaient desperement lutté, gisaient les ossements des deux braves chiens, morts pour que leur
maître eût la vie sauve.
C’est depuis ce temps là que les Sénecas honorent les chiens et les reconnaissent comme les meilleurs amis de
l’hommes.